National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0204 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 / Page 204 (Color Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000285
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

près du tope circulaire » : il entend par les deux premiers termes
le quadrilatère irrégulier que nous signalions tout à l'heure comme
supportant un fouillis de stûpa et de chapelles (fig. 67); quant au
« tope circulaire », c'était un petit monument voisin, mais indépen-
dant⁽¹⁾ : « Du monastère, ajoute-t-il, on n'exhuma rien, sauf quelques
débris de poteries. » Le lieutenant A. Crompton fait, à propos de
Jamâl-Garhî, la même remarque : « Les sculptures furent trouvées
en plus ou moins grande quantité dans tous les temples », c'est-
à-dire, ici encore, dans les cours de chapelles enfermant soit
une plate-forme, soit un stûpa. Le meilleur « rendement », d'après
lui, fut fourni par les nᵒˢ 2 et 3 de la figure 65, puis par le nº 5;
le nº 1 ne recelait plus que des fragments, et les meilleurs mor-
ceaux auraient été découverts près de l'escalier qui fait communi-
quer les nᵒˢ 1 et 2. Au reste, « on ne rencontra pas, à une ou deux
exceptions près, de sculptures dans les maisons d'habitation »⁽²⁾.
En d'autres termes, tandis que les cellules des moines ne conte-
naient en général ni images, ni ornements en relief⁽³⁾, les uns et
les autres abondaient, au contraire, sur les murs ou à l'intérieur
des édifices consacrés au culte. Les fouilles de Sikri et de Loriyân-
Tangaï n'ont fait que confirmer une loi si naturelle.

Ainsi donc, nous pouvons laisser désormais de côté cellules,
salles et celliers, etc., pour ne nous occuper que des stûpa et des
vihâra à statues. Malheureusement, au moment de serrer de plus
près l'étude de leur décoration, il nous faut une fois de plus rap-
peler que la plupart de nos sculptures n'ont pas été trouvées in
situ. La tâche que nous avons entreprise de les replacer dans leur
cadre originel n'en est ainsi rendue que plus délicate. Le lieutenant
C. Maxwell écrit, par exemple, à propos des ruines de Kotki, près
d'Ouriya, sur la colline de Karamâr : « Il est évident que la totalité