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0212 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 / Page 212 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000285
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Nous n'avons pas de doutes, pour notre part, au sujet de ce détail
de la restitution, ayant pu en contrôler de nos yeux l'exactitude sur
la base fraîchement déblayée d'un petit stûpa voisin de Shâhbâz-
Garhî. C'est donc à tort, selon nous, que Cunningham a cru pou-
voir tenter une restauration où quatre de ces avant-corps d'ani-
maux (dans l'espèce, il s'agit d'éléphants) sont posés dos à dos sur
le chapiteau d'un pilier, alors qu'il faut en réalité chercher leur
place au ras de terre⁽¹⁾. Nous hésiterions davantage à assigner le
même emplacement à une série de panneaux triangulaires (fig. 119-
123, 125) qui, pourtant, ne doivent guère avoir servi à autre
chose qu'à parer des coins de soubassements ou d'escaliers. Nous
pouvons en revanche nous montrer tout à fait affirmatif sur l'usage
de la bizarre console décorative de la figure 89, originaire de
Takṣaçilâ et aujourd'hui au British Museum : elle servait très pro-
bablement de lampadaire et, autour du dôme de l'ancien stûpa
de Chakpat (fig. 10-12), les fouilles en ont fait découvrir in situ de
toutes pareilles, qui depuis ont été transportées à Calcutta. Dans
les petits édicules, le dôme lui-même était composé d'une seule
pierre intérieurement évidée, extérieurement ornée d'une rosace
de pétales⁽²⁾ ; mais le trait le plus notable est qu'on s'était avisé de
relever sa nudité en le flanquant de quatre fausses niches formant
saillie, comme les lucarnes d'un toit (cf. fig. 70, 71 et 72, ces deux
dernières incomplètes). C'est ce motif, où nous avons déjà reconnu
la section d'une façade de chapelle (cf. fig. 47-48), que nous con-
venons d'appeler «pignon de stûpa». Tous les spécimens déjà cités
sont faits d'une seule pièce (cf. encore fig. 183, 192) ; mais il y en
avait d'autres qui se montaient en plusieurs morceaux. Tel était le