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0214 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 / Page 214 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000285
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qui sont ménagées au revers, on aurait aussi bien pu penser que
ces hautes dalles revêtaient une façade ou une rampe d'escalier de
stûpa (1), sinon un pilastre de chapelle.

La décoration du vihâra. — Si la plupart des bas-reliefs servaient
ainsi à déguiser sous leurs ciselures de pierre la lourdeur massive
des stûpa, il n'en faudrait pas conclure qu'ils fussent radicalement
exclus de la décoration des chapelles. Sans parler des moulures du
soubassement ou des corniches, des chapiteaux des colonnes et des
autres ornements d'architecture, nous voyons sur le modèle de la
figure 75 que, parfois, le dôme des vihâra était également orné de
frises et flanqué de pignons. Des témoignages certains prouvent
que l'intérieur même n'échappait pas à cette contagion décorative
qui gagnait, comme nous avons vu, jusqu'aux contre-marches des
escaliers (2) : « Sur les murs en pierre qui entourent le vihâra, d'ha-
biles sculpteurs ont représenté, dans les plus grands détails, tous
les actes du Tathâgata quand il menait la vie d'un Bodhisattva . . . »
Ainsi parle Hiuan-tsang à propos d'un temple de Kanauj (Kanyâ-
kubja) : au sujet des vihâra de Takht-î-Bahai (fig. 45-46), Cun-
ningham ne se montre pas moins catégorique (3) : « Leurs murailles
latérales, et aussi probablement les espaces vides sur la muraille
du fond, étaient ornés de sculptures en relief représentant diverses
scènes mémorables de la vie du Buddha. » La ressemblance des
procédés est encore accentuée par le fait que ces panneaux étaient,
comme tout à l'heure, maintenus en position par de grands clous
de fer. Inversement, il serait inexact de dire que les statues ou
les stèles soient spéciales aux chapelles et totalement absentes des
stûpa. Au rapport de M. A.-E. Caddy, le long de la grande base
exhumée par lui à Loriyân-Tangaï, régnait une corniche, large