National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books
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L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 |
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l'emplacement ancien de cette ville(1). Il peut être curieux de noter
que la coutume se soit conservée, dans l'Inde et en Indo-Chine, de
recouvrir ainsi les idoles de feuilles d'or en manière d'ex-voto. Quoi
qu'en puisse penser notre goût moderne, elle est fort ancienne; et,
bien qu'il n'en doive plus être question ici, il faut tenir le plus
grand compte de tout ce luxe de dorure et de polychromie, si l'on
veut imaginer l'aspect de ces édifices bouddhiques au temps de
leur splendeur.
Nous n'avions encore rencontré dans l'étude que nous venons
de leur consacrer rien qui n'eût son origine ou ne trouvât son
explication dans les us et coutumes indigènes; déjà ce simple
coup d'œil jeté sur leur décoration nous en fait pressentir la pro-
venance étrangère, et la suite ne fera que confirmer cette im-
pression, qui est le plus clair résultat de ces trois premiers cha-
pitres. Elle peut se résumer d'un mot : tandis que l'architecture des
édifices nous a semblé foncièrement indienne, leur décoration va
nous apparaître de plus en plus comme étant de facture, sinon d'in-
spiration, iranienne et grecque. Cette diversité d'origines s'explique
aisément par les exigences pratiques si différentes de ces deux ordres
de manifestations artistiques. Pour un bas-relief ou une statue, il
suffit, après tout, d'un bloc de pierre et d'un homme armé d'un
marteau et d'un ciseau. C'est une tout autre affaire quand il s'agit
d'une bâtisse, et le nombre des praticiens et des engins qu'il s'agit
de mettre en mouvement suffirait seul à expliquer le fait bien
connu que l'architecture est le plus routinier ou, si l'on préfère,
le plus difficile à influencer des arts. Si nous réduisons la question
à ses termes les plus vivants et les plus simples, les donateurs des
fondations religieuses du Gandhâra ont dû, comme il était naturel
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