National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books
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L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 |
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diverses manifestations d'un art dont le répertoire est nettement
limité, et, après tout, l'on ne saurait mieux commencer l'étude
d'une école artistique que par une revue générale de ses œuvres.
Nous considérerons donc pour l'instant, et pour les besoins de la
cause, toutes les sculptures gréco-bouddhiques connues comme
empruntées aux bases ou aux dômes des stûpa et aux parois ou aux
intérieurs des chapelles dont un saṅghârâma unique aurait couvert
le Gandhâra tout entier. Dans la classification de ces trois à quatre
mille spécimens, nous n'aurons recours qu'à des différences d'es-
pèce. Nous reprendrons tout d'abord la distinction, qui nous a déjà
été suggérée par les deux principaux genres d'édifices, entre les
statues et figures détachées en ronde-bosse, dont nous renvoyons
l'examen à une autre partie, et les panneaux qu'il est d'usage,
si profondément ciselés qu'ils soient, d'appeler des « bas-reliefs ».
De ces derniers nous ferons à leur tour deux parts, d'ailleurs fort
inégales, selon qu'ils reproduisent des motifs d'ornementation ou
qu'ils mettent en scène des légendes. A proprement parler, il est
bien évident que les uns et les autres étaient décoratifs au même
titre et traités comme tels selon des proportions réglées par des
considérations esthétiques, indépendamment de l'importance mo-
rale des sujets. D'autre part, rien ne prouve que nombre des pré-
tendus ornements n'aient pas eu pour les initiés un sens tradi-
tionnel ou même une intention pieuse. Mais, si indécise que puisse
parfois devenir la frontière entre ces deux groupes de bas-reliefs,
on n'en est pas moins fondé à distinguer, d'une part, les scènes
édifiantes tirées de la légende du Buddha (cf. chap. v-viii) et,
d'autre part, les motifs purement décoratifs et profanes qui
n'avaient pour but que le plaisir des yeux, et qui feront l'objet du
présent chapitre.
On pourrait être tenté de renforcer encore ce contraste en dé-
clarant que, d'une façon générale, les compositions légendaires les
plus classiques de style restent indiennes d'inspiration, tandis que
les motifs décoratifs seraient, dans l'Inde, de véritables articles d'im-
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