National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books
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| 0256 |
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 |
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du monde à diminuer l'importance d'un fait auquel nos sculptures
doivent le plus clair de l'intérêt qu'elles ont excité en Europe :
mais le trait qui nous touche le plus pour l'instant est que ces
rééditions étaient jusqu'alors inédites dans l'Inde. Aussi bien, dans
cet art indien dont les plus anciens monuments ne remontent pas
pour nous plus haut que le IIIe siècle avant notre ère et sont déjà
si fortement empreints d'influences occidentales, on peut encore
soulever des questions de priorité entre les diverses écoles : mais
qui oserait prononcer à leur propos, et en donnant sa pleine valeur
à ce terme, le mot «d'originalité» ?
Les trois ordres. — Continuons en effet notre revue des orne-
ments d'architecture; nous en étions restés aux piliers indo-persans;
aux autres modèles qui s'en rencontrent, Cunningham propose
encore, et avec non moins de raison, d'appliquer l'épithète d'«indo-
grecs»(1). L'idée lui était chère que les trois ordres helléniques
avaient pénétré dans le nord-ouest de l'Inde avec les Grecs eux-
mêmes. Si l'on entendait par là que des temples doriques, ioniques
ou corinthiens ont été construits dans le Penjâb, la thèse serait
plus que risquée et tout ce que nous avons vu plus haut de l'archi-
tecture du pays la réduirait à néant; mais, si l'on veut seulement
dire que des pilastres ou des colonnes plus ou moins conformes à
ces trois styles y ont été employés dans la décoration des édifices,
l'assertion n'a plus rien que de très vraisemblable. A la vérité,
nous ne possédons, au Gandhâra même, de preuves abondantes
que pour l'usage de l'acanthe corinthienne; mais à Taksaçilâ Cun-
ningham, à Hidda W. Simpson ont trouvé des débris d'ordre
vaguement ionique; et, quant aux colonnes pseudo-doriques du
Kaçmir, nous n'imaginons pas par quel autre chemin elles lui se-
raient venues.
Nous avons déjà constaté, en effet, que le temple kaçmiri avait
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