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0260 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 / Page 260 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000285
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Dhèri ont mis au jour des bases, des fragments de fût et des
chapiteaux⁽¹⁾, dont quelques-uns proviennent d'un édifice boud-
dhique probablement antérieur à notre ère et sont ici reproduits
d'après lui (fig. 110 a). Ce qu'il y aurait de plus ionique et même
de plus «attique», ce sont les bases. Les fûts, unis et circulaires,
étaient bâtis de tambours rapportés : «Mais les chapiteaux diffèrent
très considérablement des formes grecques usuelles, surtout par
l'extrême hauteur de l'abaque. Les volutes aussi diffèrent, mais
elles présentent le même profil en balustre qui est commun à
toutes les formes grecques de l'ordre ionique.» Il faut dire toute-
fois que ces chapiteaux sont sculptés dans un calcaire mal dé-
grossi, et étaient originairement finis avec du mortier de chaux.
C'est, semble-t-il, le débris d'une de ces moulures — celle-ci
des plus caractéristiques (fig. 110 b) — que W. Simpson a ra-
massé dans les ruines de Hidda. M. V. Smith a déjà signalé le
même emploi du stuc au temple de la Fortuna Virilis à Rome, pour
compléter les détails des chapiteaux ioniques, faits de rugueux
travertin. Nous ne voyons pas qu'on puisse fonder aucune conclu-
sion chronologique sur cette rencontre dans l'application d'un
expédient de part et d'autre aussi banal : du moins tout ce que
nous avons dit plus haut au sujet de l'usage décoratif du ēmnam
(p. 192 et suiv.) donne-t-il à penser que l'Inde n'avait pas attendu
sur ce point les leçons de Rome.

Le nombre des chapiteaux indo-corinthiens retrouvés est trop
considérable pour être dû seulement au hasard des fouilles : il est
nécessaire d'admettre qu'ils répondaient au goût dominant de la
contrée, aussi bien en Udyâna qu'au Gandhâra. En cela, les ama-
teurs indiens ne faisaient d'ailleurs que partager les préférences
de toute l'Asie antérieure, telles qu'elles nous sont attestées à peu
près vers le même temps par les monuments de Baalbek et de
Palmyre. Nos meilleurs spécimens, avec ceux de Takht-i-Bahaï et