国立情報学研究所 - ディジタル・シルクロード・プロジェクト
『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

> > > >
カラー New!IIIFカラー高解像度 白黒高解像度 PDF   日本語 English
0304 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1
ガンダーラのギリシャ仏教美術 : vol.1
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 / 304 ページ(カラー画像)

New!引用情報

doi: 10.20676/00000285
引用形式選択: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR読み取り結果

Ceci nous amène à parler des rapports entre ces diverses répliques
et les différentes versions que nous possédons de « la prédiction de
Dīpaṅkara ». Disons tout de suite que la tradition du Sud, telle
qu'elle est représentée par l'introduction au Jātaka pāli, ne connais-
sant ni la rencontre avec la jeune fille ni l'offrande des lotus, est aus-
sitôt hors de cause. Restent, parmi les textes publiés du Nord, le
Mahāvastu et le Divyāvadāna, qui sont d'ailleurs d'accord, au nom du
héros et de l'héroïne près, sur tous les points essentiels de la lé-
gende. Or l'on ne peut dire qu'aucun bas-relief les suive d'un bout
à l'autre. Le Mahāvastu, par exemple, ignore que le jeune homme
s'efforce de recouvrir avec sa chevelure, en guise de tapis, une
flaque de boue, et dit simplement qu'il se prosterna sous les pas
du Bienheureux Dīpaṅkara et lui essuya la plante des pieds avec
ses cheveux ». C'est bien ainsi que l'auteur de la figure 141 lui fait
pratiquer, à l'indienne, le massage des pieds (padopasaṃgraha) du
Buddha; mais il néglige un autre détail, stipulé par le Mahāvastu
et qui se retrouve sur les nos G. 174 de Calcutta et 197 de Lahore,
sans oublier encore, dans ce dernier musée, le magnifique fragment
qui porte le no 846 (hauteur, 1 m. 10) : c'est à savoir qu'avant de
se prosterner, le Bodhisattva a étendu son vêtement supérieur sur
la terre pour en faire un chemin au Buddha. Le Divyāvadāna, de
son côté, omet ce dernier trait, et dit seulement que le jeune novice
« sur cette place boueuse dénoua son chignon devant le Bienhen-
reux »; c'est bien ce que nous voyons sur les figures 139 et 140.
Mais, quand le compilateur du même texte, l'esprit hanté par la
conception indienne du parasol honorifique, nous déclare que les
lotus, à peine lancés, « prirent la dimension d'une roue de char, et
formant un dais au-dessus de la tête de Dīpaṅkara, ils marchaient
avec lui quand il marchait et s'arrêtaient quand il s'arrêtait . . . »,
il n'est pas très surprenant qu'il ne soit suivi par aucun artiste. Il
l'est davantage de voir, à ce même propos, le Mahāvastu s'efforcer
d'exprimer tant bien que mal la notion occidentale du nimbe et
déclarer que « les cinq lotus s'enroulèrent autour du réseau de