National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0334 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 / Page 334 (Color Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000285
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

ces deux types deviennent disponibles pour les deux divinités
placées à la gauche du panneau. Les autres figures sont malheu-
reusement perdues; il eût été intéressant de voir un véritable ar-
tiste aux prises avec cette uniformité d'aspect des assistants, dont
le gros de l'école s'accommode si bien. Mais, la part faite à sa
fantaisie et à son indéniable talent, il n'en reste pas moins que
la scène est des plus correctement reproduites. L'enfant marche
seul et sans aide, debout au milieu de la composition dont il est la
marque caractéristique; Indra l'escorte bien à sa gauche, à la place
d'honneur qui lui revient, ainsi que nous l'avons déjà dit, dans
toutes ces scènes. Le parasol et le chasse-mouche, symboles de sa
royauté en ce monde, que le Lalita-vistara — d'accord, semble-
t-il, avec la figure 154 — fait simplement flotter dans l'air au-
dessus de sa tête, le sculpteur a jugé plus rationnel de les mettre
dans la main d'une divinité qui suit le Bodhisattva. Quant aux
lotus que le Lalita-vistara fait encore naître sous chacun de ses
pas, nous ne les verrons paraître que plus tard, au Magadha, par
exemple, et à Boro-Boudour.

Le bain. — Ce n'est pas davantage sur un lotus, comme le vou-
drait le Lalita-vistara, mais sur un trépied, d'ailleurs fort élégant,
que le même artiste campe ensuite le Bodhisattva pour le bain
(fig. 156); toutefois il n'oublie pas de faire planer un parasol au-
dessus de sa tête. Deux suivantes aux robes bien drapées et au lourd
chignon le soutiennent, tandis qu'Indra, toujours à sa gauche, et
Brahmâ — cette fois sous la forme d'un brahmacârin aux cheveux
flottants, et pareil à celui des figures 139-141 — versent chacun
sur lui le contenu d'une cruche; ce n'est pas autrement que l'on
douche les enfants dans l'Inde d'aujourd'hui. Deux autres person-
nages, sans doute divins, assistent avec révérence à la cérémonie.
Simples spectateurs, ils ont pu être omis sans inconvénient sur les
trois autres répliques que nous connaissons encore à Calcutta et
à Lahore. Par ailleurs, nous y retrouvons (cf. fig. 157) le trépied,