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0343 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 / Page 343 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000285
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de les laisser hors série. Tous les textes d'ailleurs les signalent.
Ils témoignent même à ce propos (surtout la relation pâlie) d'un
effort plus ou moins heureux pour faire naître, en même temps
que le Prédestiné, les «sept joyaux» ou «trésors» qui échoient
spontanément, en vertu d'une loi naturelle, au monarque suzerain
du monde. On se souvient en effet que, d'après les prédictions
des brahmanes, le nouveau-né a le choix entre la destinée de
Cakravartin ou la vocation de Buddha. Or le Cakravartin possède
de naissance la perle des disques, des éléphants, des chevaux, des
pierres précieuses, des femmes, des ministres et des conducteurs
(d'armée). Pour les lamas, le Buddha lui-même est si bien resté
un «roi de la roue» qu'ils décorent régulièrement ses autels de ces
sept emblèmes, moulés en métal ou en porcelaine et portés sur
autant de piédestaux. Comme l'on a d'ailleurs trouvé dans l'Inde
des représentations anciennes des Sapta-ratna (1), il valait la peine
de noter que nous n'en avons pas rencontré jusqu'à présent dans
l'école gréco-bouddhique.

Si les énumérations que donnent les textes des sept saha-jāta
ou «nés ensemble» diffèrent, il en est trois sur lesquels ils tombent
tous d'accord. Outre que leur rôle était particulièrement connu
de la légende, ces trois «trésors» s'empruntaient en effet tout
naturellement à la liste de ceux du Cakravartin : ce sont ceux de
la future femme, du futur cheval et (avec un jeu de mot facile
sur le sens de pariṇayaka) du futur «conducteur» de ce cheval. Il
n'y a pas de doute pour nous que ce ne soit justement le poulain
Kaṇṭhaka que nous voyons, sur le nº 412 du Musée de Lahore,
fort occupé à teter la jument, sa mère; en même temps, celle-ci
s'abreuve dans une grande auge hémisphérique devant laquelle
est agenouillé un palefrenier. Nous retrouvons exactement la
même scène sur un autre fragment, le nº G. 103 de Calcutta
(voir fig. 163). Mais, de plus, nous nous apercevons que le saice