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0356 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 / Page 356 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000285
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fils à la suite du refus du père de la fiancée et où fut décidé le
tournoi. Le Bodhisattva, tenant par contenance un lotus, serait
assis à la gauche de son père qui, le bras droit appuyé sur le dos-
sier de son siège, ouvrirait la main tout en discourant : derrière
eux, des femmes agitent des écrans et quelques assistants dûment
édifiés les entourent : c'est tout à fait ainsi qu'on imaginerait
l'entrevue en question. Il n'y a à cela qu'un malheur : c'est que les
deux moitiés dont se compose le bas-relief sont artificiellement
rapprochées. Elles constituaient en fait les deux lobes opposés de
l'étage moyen d'un pignon de stûpa; la partie médiane, de forme
rectangulaire, manque; et comme, sur tous les spécimens, celle-ci
était occupée par une image de Bodhisattva ou de Buddha, du
même coup l'identification tombe. Le pis de l'affaire est que dans
l'escalier du musée indien de Kensington, à Londres, les deux
parties, raccordées en un moulage unique, forment un véritable
traquenard à archéologue. Cette petite leçon de prudence valait
bien de nous arrêter un instant.

Meurtre, traînage et jet de l'éléphant. — Avec l'incident de
l'éléphant nous retrouvons un anneau solide de la chaîne biogra-
phique, encore qu'il ne soit actuellement représenté au Gandhâra
que par un petit nombre de bas-reliefs. Deux d'entre eux, au
British Museum, figurent, l'un les deux premiers épisodes, l'autre
le second seulement. L'étage inférieur d'un bout de frise circu-
laire de Lahore — le seul illustré : les deux autres ne sont que
décorés — nous les montre à la suite et fort clairement, en dépit
de sa rudimentaire facture (fig. 169). Tout d'abord nous assistons,
naturellement en commençant par la droite, au lâche assassinat
de l'éléphant : au moment où il est encore engagé sous la porte de
la ville, Dèvadatta le saisit de sa main gauche par la trompe, et,
d'un seul coup de sa paume droite, le tue (a). En second lieu,
le beau Nanda, frère consanguin du Bodhisattva et personnage
sympathique, est en train de désobstruer la porte de la ville en