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0359 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 / Page 359 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000285
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bablement voulu figurer, par cette sorte d'entonnoir, l'un des cinq
tambours de fer que la flèche alla traverser à la distance de dix
krça, quelque trente kilomètres : cette bizarre cible est plus
reconnaissable sur la figure 171 a. On peut même se demander
si les palmiers qui encadrent le panneau n'avaient rien à faire avec
les tâla que le trait est encore censé avoir transpercés; mais il
semble que leur rôle est purement décoratif, tout comme celui
de la divinité qui, vue à mi-corps, jette des fleurs, ainsi que les
textes le stipulent. Nous arrivons donc, en dépit de l'isolement
de ce bas-relief, à lui constituer une identification suffisamment
assurée : elle est singulièrement corroborée par le rapprochement
des figures 171 et 172.

Les luttes. — Un heureux hasard nous a, en effet, conservé aux
musées de Madras et de Paris deux bouts de frise à deux compar-
timents qui s'accordent à représenter une scène de lutte à main
plate (sâlambha), l'une immédiatement après le concours à l'arc,
l'autre immédiatement avant la cérémonie du mariage. Les textes
en tombent d'accord, mais sans autrement y insister. Sur les
figures 171 b et 172 a, nous apercevons deux jeunes Çâkyas déjà
aux prises : à côté d'eux un autre attend son tour. A droite de la
figure 172 est assis un personnage qui est évidemment un des juges
du camp; la question de savoir si nous devons reconnaître en lui
le père du Bodhisattva ou celui de la fiancée est secondaire. Qu'il
ait nom Çuddhodana ou Daṇḍapâṇi, il est vêtu à l'ordinaire, tandis
que les jeunes athlètes ne portent qu'un étroit caleçon avec un
bourrelet pour ceinture. Cette dernière prend une allure encore
plus caractéristique sur un fragment de facture infiniment supé-
rieure, le nº G. 82 de Calcutta (A. M. I., pl. 148) : ce n'est plus
qu'un pagne réduit à sa plus simple expression, et l'un des athlètes
est même complètement nu. Ici encore la présence de trois specta-
teurs, dont deux femmes, et même, à droite, d'un jeune archer,
aurait pu nous aider à identifier la scène, en dépit de son état