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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0378 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1
ガンダーラのギリシャ仏教美術 : vol.1
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 / 378 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000285
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OCR読み取り結果

couché dans des attitudes abandonnées, donne au Bodhisattva l'im-
pression de se trouver au milieu d'un lieu de crémation (çmaçāna)
couvert de cadavres : ainsi s'explique le geste de désespoir autant
que de dégoût que nous lui voyons faire de son bras droit. Sur la
figure 178 b, il a même eu le temps d'énoncer les réflexions fort
désobligeantes pour le sexe féminin que lui prête à ce moment la
tradition, et sa résolution de partir est toute prise : car déjà, réveillé
par ses appels, son fidèle serviteur Chandaka entre au fond, par la
gauche du spectateur.

Ce Chandaka est pour nous une vieille connaissance : nous nous
souvenons de l'avoir vu naître en même temps que le cheval Kan-
ṭhaka, dans les dépendances du palais royal (voir fig. 163).
C'est le rôle qu'ils sont appelés à jouer présentement qui leur a
valu l'honneur de cette représentation rétrospective : et c'est aussi
pourquoi, à les voir paraître sur la figure 176, nous n'avons pu nous
défendre de l'impression que le départ de la maison était proche.
L'instant est arrivé, pour l'enfant et le poulain, devenus grands
comme leur maître, de lui rendre un suprême service. C'est de
quoi ils vont s'acquitter, toujours de compagnie : aussi bien sont-ils
la raison d'être l'un de l'autre, selon les règles de la domesticité
indienne qui prévoient encore un homme par cheval. Chandaka n'a
en effet d'autre fonction que de prendre soin de Kaṇṭhaka, de le
seller et de le suivre à la promenade, portant le parasol du cava-
lier, et au besoin, quand le train devient trop rapide, se saisissant
de la queue du coursier. C'est simplement comme attaché à la
personne de la monture favorite du prince qu'il tient une place si
importante dans les épisodes de l'abhiniskramaṇa, que la tradition
fait s'exécuter à cheval (fig. 180-187). Il n'en rejaillissait pas moins
de considération sur lui, aux yeux des fidèles bouddhiques. Les
sculpteurs du Gandhāra, outrepassant en sa faveur les lois de l'éti-