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0398 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 / Page 398 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000285
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avec Bimbisâra signale même les débuts de l'ex-prince dans la
mendicité. Elle s'explique aisément pour des raisons purement litté-
raires : du jour où un diascévaste bouddhique s'est avisé après
coup que Gautama avait dû passer, sur sa route vers le lieu de
l'illumination, par la vieille capitale du Magadha, il devait for-
cément s'ensuivre qu'il avait déjà reçu au passage les hommages
du roi régnant. Aussi le Lalita-vistara donne-t-il à tout son chapitre
le titre de Bimbisâropasaṃkramaṇa, tandis que le Buddha-carita
consacre deux chants entiers à la « visite » du même royal person-
nage. Il va de soi que le Mahâvastu fait chorus avec eux : mais peut-
être est-il plus intéressant, au point de vue archéologique, de
constater que cela ne l'empêche pas plus que le Divyâvadâna d'en-
registrer encore plus loin une seconde entrevue avec Bimbisâra,
laquelle se passe après la Sambodhi ¹.

La question s'est-elle posée pour les sculpteurs du Gandhâra et,
par suite, se pose-t-elle pour nous de savoir comment différencier
ces deux épisodes qui supposent l'un et l'autre un même visiteur
et un même visité? Ce que nous pouvons en tout cas répondre,
c'est que la difficulté n'était pas insoluble. La seconde fois, la scène
est en effet caractérisée par la présence des ascètes brahmaniques
(paraissant, bien entendu, sous forme de moines), que le Buddha
vient de convertir en masse (cf. p. 456), sans parler des milliers
de divinités et de laïques que le Divyâvadâna mentionne en cette
occasion ² : au contraire, pour ses débuts, le cortège de Gautama ne
se compose que de l'unique Vajrapâṇi, et il n'a encore fait aucun
disciple. Ces dernières conditions sont justement remplies sur le
n° G. 25 de Calcutta (cf. fig. 188) : le Buddha ou Bodhisattva est