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0414 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 / Page 414 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000285
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d'environner, aussi bien dans la réalité que sur les images, non
seulement les stûpa, mais encore tous les caitya ou objets de culte,
qu'il s'agît d'un édifice, d'un arbre ou d'un étang sacrés. Kâlika se
montrera flanqué de sa première épouse, étant donné le rôle qu'un
texte au moins assigne à celle-ci : à tous deux le capello de cobra,
issant de la nuque, fera une sorte de capuchon; tous deux élève-
ront leurs mains réunies dans la pieuse et respectueuse attitude
de l'añjali. Quant au Bodhisattva, il ne peut paraître que sous
la forme d'un Buddha : il sera debout puisqu'il est en marche, et
c'est d'un geste bienveillant qu'il accueillera l'hommage et les flat-
teuses assurances du couple de Nâgas. Enfin son cortège se com-
posera uniquement de divinités et de l'inévitable Vajrapâṇi, à
l'exclusion de tout personnage terrestre, laïque ou moine, ainsi
qu'il est de règle dans la « marche à la Bodhi ».
Avouons-le tout de suite, le tracé de cette esquisse nous a été sin-
gulièrement facilité par le fait que, parmi les nombreuses scènes de
« Buddha aux Nâgas » déjà connues, plusieurs concordent d'avance
avec elle, si bien que cette description théorique peut pratiquement
servir à les identifier. Tel est, par exemple, le cas de bas-reliefs
provenant de Sikri, de Takht-î-Bahaï, de Nathou, etc. Sur les uns
(voir fig. 194-195, et A. M. I., pl. 99, 1), le Buddha et son cor-
tège entrent par la gauche du spectateur; d'autres fois, ils entrent
par la droite, et le bassin à balustrade est alors reporté à gauche,
ainsi qu'il arrive sur le nº 2128 de Lahore, dont on peut rap-
procher, outre le nº 43 du Louvre (fig. 196), le nº 1057 du même
musée (fig. 270); mais ici le geste spécial de Vajrapâṇi ouvre déjà,
comme nous verrons, la porte à des interprétations nouvelles. Le
décor du bassin est le plus souvent une balustrade du modèle cou-
rant; par quel miracle l'eau qu'il renferme peut-elle être retenue
dans les mailles à jour de ce damier de pierre, c'est ce dont le
sculpteur ne s'est pas toujours inquiété; ainsi, sur la figure 194,
le trop-plein ne se déverse que tout en haut par une gueule de
lion formant gargouille; ailleurs le déversoir est placé, de façon