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0441 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 / Page 441 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000285
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en cours dans la vallée du Gange? Ce n'est, à notre connaissance,
que sur les sculptures d'Amarâvatî que nous rencontrons, pour la
première fois, le Buddha assis sur les replis du Nâga et abrité sous
son capuchon polycéphale : et c'est apparemment de l'Inde méri-
dionale que ce motif aura été introduit en Indo-Chine, où l'art
khmêr en devait tirer un si magnifique parti décoratif. Passant tou-
jours outre à la recherche d'un motif caractéristique, les maîtres
du Gandhâra ne purent tout de même dépasser le dernier jour de
la septième semaine. Pendant tout ce temps, le Buddha ne s'est
nourri que de sa félicité : l'heure est venue de prendre une nour-
riture plus substantielle. De même que le dernier repas qu'il ait
pris avant la Sambodhi lui a été offert par Sujâtâ, c'est à deux
marchands du pays d'Orissa, nommés Trapusa et Bhallika, qu'il
est redevable du premier qu'il ait fait ensuite. De ces deux pre-
miers « fidèles laïques » ou upâsaka, que nous pourrions nous at-
tendre à voir défiler, comme sur les albums chinois, poussant
devant eux leur caravane, nous ne possédons pas de représenta-
tions tout à fait certaines : peut-être ce sont eux que nous voyons
apporter leur offrande sur un fragment du Musée de Lahore
(A. M. I., pl. 139, 2); peut-être devons-nous les reconnaître dans
les deux personnages qui se tiennent debout, une besace à la main,
de chaque côté du Buddha assis sous l'arbre de la Science, dans
le compartiment du milieu de la figure 192 b; peut-être enfin
faudrait-il les chercher de préférence au-dessous des scènes où
est représenté le culte du vase à aumônes du Buddha, dont la mi-
raculeuse origine est en si intime connexion avec leur histoire
(cf. fig. 47-48). Un point est certain : c'est justement de cet épisode
subsidiaire de l'« offrande du vase à aumônes » que les sculpteurs du
Gandhâra se sont emparés pour offrir à leur clientèle une seconde
approximation à l'impossible scène de l'abhisambodhana (cf. fig. 208 b).

L'OFFRANDE DES QUATRE BOLS. — Ce n'est en effet qu'après avoir
réduit à un seul les quatre bols à lui offerts par les quatre rois,