National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0446 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 / Page 446 (Color Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000285
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

confiance» nous dit le Lalita-vistara; le Mahâvastu pense que ce fut
par une pression de son pouce : et il ajoute qu'«à présent, sur ce
bol unique, on voit encore les quatre rebords des quatre bols pri-
mitifs». Fa-hien, qui a contemplé à Pèshawar le prétendu pâtra du
Maître, note la même particularité dont Hiuan-tsang se fait éga-
lement l'écho par ouï-dire, et c'est là sans doute ce que veulent
figurer les trois lignes qui encerclent le bord supérieur du bol sur
plusieurs des nombreux bas-reliefs du Gandhâra qui nous en ont
conservé l'image et attestent le culte dont il était l'objet(1). Évi-
demment ce précieux souvenir n'était pas moins vénéré chez les
hommes que l'uṣṇīṣa n'était censé l'être chez les dieux (cf. p. 364).
Mais, faute d'avoir été ravi au ciel, il connut, de l'aveu de Hiuan-
tsang, bien des vicissitudes. Toutes les répliques nous le montrent
placé sur un trône et sous un dais, tel qu'à Puruṣapura, jusqu'au
Ve siècle de notre ère, on l'offrait à la vénération des fidèles.
Les unes décorent le sommet des pignons de stûpa, auquel cas ses
adorateurs sont des êtres plus ou moins mythiques (cf. fig. 47-
48); d'autres ornent des piédestaux de statues (voir fig. 211 et
frontispice), et les personnages qui les vénèrent, hommes ou
femmes, moines ou laïques, prennent quelquefois des allures fami-
lières de «donateurs». Partout sa lourde forme d'écuelle reste
sensiblement la même, et il n'est guère contestable que l'école du
Gandhâra ne nous ait ici transmis des documents authentiques sur
l'apparence extérieure de la relique conservée dans sa capitale.

L'INVITATION À LA PRÉDICATION. — Pour reprendre le Buddha et
sa légende où nous les avions laissés, comme en suspens, au mo-
ment de l'intervention des deux fidèles marchands et dans le voisi-
nage de l'arbre de la Science, on conçoit que nous ayons dû de toute
nécessité rapporter à la Sambodhi une scène qui lui est sensible-