National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF Graphics   Japanese English
0451 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 / Page 451 (Color Image)

Captions

[Figure] Fig. 214. LE MÊME SUJET SELON LA FORMULE DE LA VIEILLE ÉCOLE INDIENNE. Médaillon de la balustrade du temple de Mahâbodhi, à Bodh-Gayâ.  D'après CUNNINGHAM, Mahâbodhi, pl. VIII, 2.

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000285
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

à l'affaire, et cela se sent de reste à leur uniformité. Nous aurons
de nouveau l'occasion de constater que la composition à Loriyân-
Tangaï (cf. fig. 220) est toujours aussi surchargée qu'elle est som-
maire à Sikri : mais le fait que les deux protagonistes répètent,
sur les deux panneaux, exactement le même geste suppliant suffit à
prouver qu'ici encore nous n'avons qu'une autre version, seulement
plus prolixe, de ce que le Lalita-vistara appelle, en terme technique,
du nom de son xxve chapitre, l'adhyeṣaṇa (1) ou « sollicitation ».

Il peut être intéressant de constater à ce propos que, sur la
frise de Boro-Boudour, où tout est tiré en longueur, il n'y a pas
moins de deux scènes, correspondant sans doute à la double et suc-
cessive intervention d'Indra et de Brahmâ. Or, sur la première, le
Buddha est assis dans la pose de la méditation et sous un arbre,
tout comme à Loriyân-Tangaï (voir fig. 213); sur la seconde,
il a le même geste qu'à Sikri (fig. 212) et n'est plus abrité que
d'un parasol. On dirait que les sculpteurs javanais ont ainsi utilisé
tour à tour les deux formes traditionnelles de ce motif (2). Nous
attacherions volontiers plus d'importance au fait que, dès les ori-
gines de l'art bouddhique, nous le trouvons figuré sur l'un des