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0458 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 / Page 458 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000285
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seulement la personne du Maître a délogé du trône son symbole,
en même temps que les deux antilopes qui le flanquaient, et nous
n'allons pas tarder à voir ces accessoires se réduire peu à peu à
n'être plus qu'une marque de reconnaissance de la scène. Sur la
figure 208 c, la roue a encore pour piédestal un vardhamāna et le
Buddha abaisse la main vers elle comme pour la mettre en marche;
sur la figure 220, elle n'est plus supportée que par un triçûla
au-dessous de la main droite levée du Bienheureux; ailleurs elle
occupe le milieu du trône, toujours sur un trident et entre les ga-
zelles adossées (Calcutta, nº G. 32) qui parfois retournent la tête vers
elle (Lahore, nº 134). Nous connaissons enfin un exemple où les
gazelles ont disparu et où la roue timbre simplement le devant du
socle (Lahore, nº 534); mais, au contraire de ce qui est l'usage
à Bénarès (cf. fig. 209 c), nulle part elle ne se présente par la
tranche et nous ne voyons pas davantage que le Maître ait encore
adopté le geste qui deviendra plus tard la mudrā caractéristique de
sa prédication. Tous ces détails ne constituent d'ailleurs que des
variantes insignifiantes; le point important est que l'on puisse ren-
contrer dans la même région, vers le même temps et pour un
même sujet, deux compositions d'inspiration aussi différente que
les figures 218 et 220. On a déjà plusieurs fois signalé qu'à Ama-
râvatî nous voyons paraître, au revers d'une sculpture traitée selon
les procédés de la vieille école indienne, une autre où se trahit
clairement l'influence classique venue du Nord-Ouest; il n'est pas
moins remarquable de trouver côte à côte au Gandhâra des bas-
reliefs alternativement conçus selon l'une ou l'autre formule.

Sur les raisons qui firent choisir Bénarès pour lieu et la «bande
bénie des cinq» pour auditeurs du premier sermon, ou encore sur
les façons que firent les cinq avant d'y prêter une oreille soumise,
nous n'avons pas à nous étendre ici. Il suffit que nous reconnaissions,
aux arbres et aux gazelles, le parc du Mṛigadâva, et les Bhadra-
vargîyas à leur nombre et à l'aspect de moines bouddhiques qu'ils
ont spontanément revêtu. Leurs noms nous sont bien donnés par