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0471 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 / Page 471 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000285
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figures 142 et 143), ni la traversée du Varaṇa par Yaças, ni le pas-
sage miraculeux du Gauge par le Buddha, ni même le bain du
Bodhisattva dans la Nairañjanā avec les pittoresques épisodes qui
l'accompagnent (1); nous ne voyons pas davantage cette rivière, si
sainte qu'elle soit, à propos des Kâçyapas, et il est vraisemblable
que nous devons renoncer une fois pour toutes à voir couler des
fleuves sur les bas-reliefs du Gandhâra. Est-ce un effet de cette
proscription technique et l'oubli est-il né de l'absence de tout
rappel aux yeux? Le miracle de l'inondation ne figure pas plus
dans le Mahâvastu que sur nos sculptures, et c'est seulement pour
mémoire que nous le notons sur ce catalogue.

Le miracle du feu. — Nous croyons, au contraire, reconnaître le
double miracle du feu sur un fragment de frise, originaire de
Sikri (fig. 223). Par deux fois il met en présence le Buddha et un
vieil anachorète au-dessus d'un petit bûcher quadrangulaire, dif-
férent de ceux qu'on aperçoit à Sânchi (cf. sur la figure 142), mais
tout pareil à ceux qu'on peut voir dresser, pour l'accomplisse-
ment de leurs sacrifices, aux brahmanes du Kaçmir. Les deux
bûchers flambent; il faut donc croire que le Bienheureux vient de
permettre au premier de s'allumer et n'a pas encore permis au
second de s'éteindre. Comme d'habitude, la figure du Maître est
alternativement tournée vers la gauche ou vers la droite. Quant
au jaṭila, le même souci de la variété le fait se tenir tantôt debout,
appuyé sur son long bâton, et tantôt assis à la porte de sa cabane.
On ne peut s'empêcher d'être frappé de l'analogie de ces scènes
et surtout de la dernière, avec celles dont il a déjà été question
plus haut, lors des premières rencontres du Bodhisattva avec les
ascètes brahmaniques (cf. fig. 189-191). La confusion est d'au-
tant plus facile, que la présence d'un bûcher à côté de ces adora-
teurs du feu pourrait, à la rigueur, n'être qu'un accessoire sans
portée. L'artiste en a-t-il eu le sentiment? Toujours est-il qu'il