National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books
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L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 |
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deux grandes divinités bouddhiques; mais, dans le cas présent, c'est
Indra qui se tient à la gauche du Buddha et Brahmâ qui est à sa
droite. Dès lors, les réponses se précipitent aussi vite que les ques-
tions se posent; puisque le Buddha est devenu l'invité des dieux, à
la différence de ce qui se passe sur la figure 219 où les dieux sont
ses visiteurs, quel peut être le lieu de la scène? Sans doute il est
transporté dans l'un des trente-deux séjours divins qu'énumèrent
les textes sacrés. Pouvons-nous savoir lequel? Naturellement celui
où règne Indra, puisque c'est lui qui occupe la place d'honneur
aux côtés du Maître. Quel est le ciel d'Indra? Celui des «Trente-
trois» dieux... Et aussitôt les souvenirs de se presser en foule dans
la mémoire. On se rappelle que l'un des grands miracles obligés
du Çâkya-muni consista justement à monter prêcher sa loi dans le
ciel des Trayastriṃças, où sa mère était renée. Nous verrons plus
loin (fig. 264-265) de quelle façon il en redescendit, escorté d'Indra
et de Brahmâ, par un triple escalier merveilleux; et, comme pour
confirmer l'attribution de notre bas-relief, les textes stipulent que
Brahmâ se tenait à sa droite et Indra à sa gauche.
Désormais, l'hypothèse que cet important épisode ait fort bien
pu servir de sujet à notre figure 243 prend assez de consistance
pour qu'il soit à propos d'examiner si aucun détail du bas-relief ne
jure contre elle. Tout d'abord la présence de Vajrapâṇi (ici sous la
figure de Silène) n'a rien qui doive nous surprendre, puisque lui-
même est, à tout le moins, un demi-dieu. Le deva qui lui fait pen-
dant de l'autre côté du Buddha, de par les lois de la symétrie, peut
bien être celui des «Trente-trois» — personne ne songera à
exiger leur présence à tous, — en qui Mâyâ s'était réincarnée(1)
(cf. p. 381). En haut, les ordinaires acolytes font pleuvoir des
fleurs. La présence seule d'un arbre dans ce paradis qui n'a rien de
terrestre pourrait étonner. Ce serait à tort. Outre qu'il est fait
mention dans la tradition septentrionale de ces célestes bosquets,
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