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0520 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 / Page 520 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000285
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Un harpiste, une grotte, sur la balustrade de Mahâbodhi nous
n'apercevons rien d'autre (fig. 248); sur celle de Barhut (où le
motif s'accompagne de l'inscription très suffisamment explicite
de « grotte de la montagne d'Indra ») et sur la porte de Sânchi
sont encore groupés des personnages qui représentent Indra et
sa suite, en même temps que des notations de rochers, d'arbres
et d'animaux indiquent le caractère sauvage et retiré du lieu de la
scène. Naturellement le trône du Buddha est laissé vide; il ne cessera
de l'être que sur les œuvres du Gandhâra et — sans doute sous
l'influence de l'art gréco-bouddhique — sur celles de Mathurâ (1).
On peut diviser ces compositions du Nord-Ouest en deux groupes.
Les unes, à l'exemple de celles de Sânchi et de Barhut, placent
la grotte au centre du panneau; le Buddha y est assis, ayant d'ordi-
naire le harpiste à sa droite et Indra à sa gauche, au milieu d'un
paysage plus ou moins pittoresque ou de personnages plus ou moins
nombreux. Sur les autres, la grotte occupe le côté droit de la
scène, comme à Mahâbodhi, et les visiteurs, y compris le musicien,
sont tous introduits par la gauche du spectateur, — sauf toutefois
un cas où cette dernière disposition est complètement retournée.

Le spécimen le plus élaboré que nous possédions du premier
groupe est une dalle de pignon provenant de Loriyân-Tangaï,
(fig. 246; cf. fig. 74, en haut). Le Buddha, de taille dispropor-
tionnée, y est assis de face dans un creux de rocher en forme de
niche; ses mains, d'une facture un peu lourde, reposent dans son
giron; les yeux mi-clos, il s'absorbe dans l'extase. Telle est même la
brûlante ferveur de sa méditation, que les flammes du tejas déve-
loppé par la samâdhi lèchent les parois de la grotte. Le lion que
l'on aperçoit, les pattes croisées et couché dans son repaire, juste
au-dessous du Buddha et dans le voisinage immédiat d'une paisible
antilope, nous avertit que, sous l'influence du grand Compatissant,