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0538 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 / Page 538 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000285
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se dispenser d'introduire, en outre, par deux fois, avant et après sa
conversion, le Yakṣa de la légende. Les variantes des deux œuvres ne
s'en ramènent pas moins au même thème, et il ne peut subsister
aucun doute sur leur commune identification.

L'OFFRANDE DU SINGE. — Ce qu'a fait jusqu'ici tel type bien carac-
térisé ou tel accessoire plus ou moins pittoresque, un personnage
rare le fera dans le cas du présent motif. Il est d'ailleurs fort heu-
reux qu'il s'aide lui-même. Quelques renseignements de Hiuan-
tsang recueillis en deux endroits différents, l'inscription d'une
miniature népalaise et la traduction tibétaine d'un avadāna, voilà
tous les documents écrits que nous possédons à ce sujet : encore
est-ce seulement au fait que le protagoniste est un singe que nous
devons d'avoir pu les réunir et, avec l'aide des monuments figurés,
en tirer une histoire suffisamment cohérente⁽¹⁾. Le lieu de la scène
est à Vaiçālī, ou, du moins, l'inscription népalaise est d'accord
sur ce point avec un passage de Hiuan-tsang; mais celui-ci a trouvé
la même légende localisée à Mathurā et le témoignage tibétain
la place à son tour à Çrāvastī. Peu importe : nous savons, à la
seule inspection de la pierre, que le Buddha est assis dans l'un des
saṃghārāma de la communauté, entouré de ses grands disciples
(cf. fig. 242), et ceci nous suffit pour l'instant. Côté jardin, entre
un singe portant dans ses deux mains un vase à aumônes, apparem-
ment plein : il offre ce pātra au Bienheureux, qui l'accepte et le tient
à son tour sur la paume de sa main gauche; puis le singe, joignant
ses deux mains devenues libres, sort, côté cour, le visage toujours
tourné vers le Maître et non sans avoir fait, selon les rites, la pra-
dakṣiṇā de ce dernier. D'où vient-il? Il redescend de l'arbre dont