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0544 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 / Page 544 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000285
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les jours, sa quête; les miracles ordinaires en cette occasion se
produisent «tant qu'enfin le Buddha atteignit la route royale (en-
tendez : la grande rue). Là se trouvaient deux petits garçons, le
premier, d'une famille tout ce qu'il y a de mieux, et le second, de
bonne famille; ils jouaient à faire des maisons avec de la pous-
sière. Le premier s'appelait Jaya, et le second Vijaya. A la vue du
Bienheureux.... Jaya se dit : «Je vais lui donner de la farine»,
et il jeta dans le bol du Bienheureux plein le creux de ses deux
mains de poussière (pāṃsevañjali); et Vijaya, élevant ses deux mains
réunies (kṛtāñjali), l'approuvait » (1). Aussitôt voilà, en effet, le
nº G. 36 de Calcutta identifié, sans parler d'au moins deux autres
sculptures du même musée, appartenant au nouveau fonds, et du
compartiment inférieur du nº 2088 de Lahore (fig. 256 a), etc.
Quelques particularités sont à relever sur ce dernier panneau :
c'est ainsi que le bol du Buddha s'y présente exactement de la même
façon que sur la figure 227; Vajrapāṇi a la tête curieusement
enveloppée d'un pan d'étoffe; le geste pareil des garçonnets qui
tous deux font l'añjali, avec ou sans poussière dans le creux de
leurs mains rapprochées, est fort clairement indiqué; enfin, on
reconnaît nettement à droite deux femmes, qui se devinent avec
peine à gauche sur la figure 255 et qui sont vraisemblablement
leurs mères. Elles paraissent d'ailleurs fort édifiées par la naïve
charité des enfants et la généreuse condescendance du Maître, et
leur présence est, comme leur attitude, trop naturelle pour nous
arrêter.
Toutefois un mot du texte peut donner l'éveil à certaines hypo-
thèses : il ajoute en effet que Jaya, comme tout à l'heure Mègha
ou Sumati (voir p. 275), fait, en même temps que son offrande
puérile, le vœu (praṇidhāna) qu'elle lui vaille de devenir un jour
un grand monarque bouddhique, et le Bienheureux énonce la pro-