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0547 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 / Page 547 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000285
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se faire comme elle baladin. Un jour, le Buddha le rencontra sur
la voie publique au milieu de ses exercices et le convertit séance
tenante avec tous ses compagnons. Il n'est pas impossible que ce
soit à cette conversion que nous assistions ici; mais, outre que
nous n'apercevons nulle part la danseuse pour les beaux yeux de
laquelle Ugrasèna s'est fait histrion, le texte birman le présente
plutôt comme un acrobate que comme un timbalier. Nous sommes
ainsi réduit, de part et d'autre, à de pures suppositions. Il se peut
enfin qu'il y ait eu contamination entre ces deux épisodes, mais nous
croirions volontiers qu'il ne saurait être question d'une troisième
identification. Un argument extérieur, d'ailleurs des plus ténus, milite
en faveur de cette opinion. Assurément on ne peut établir entre
les divers compartiments de cette dalle d'autre connexion ferme
que le choix constant de «scènes debout» et l'alternance voulue
dans l'orientation de la composition tantôt vers la gauche et tantôt
vers la droite. Peut-être, cependant, ce choix a-t-il été guidé jusqu'à
un certain point par la préoccupation de rapprocher des incidents
qui, traditionnellement, se passeraient tous soit à Râjagriha même,
soit dans son voisinage immédiat. Du moins, nous allons voir que
la troisième scène appartient encore à cette catégorie.

Le mesurage du Buddha. — A la vérité, les textes ne nous four-
nissent pas moins de deux explications séparées pour la figure 256c
dont il faut rapprocher la figure 251 b. Cela en ferait encore une
de trop, si nous ne pouvions choisir entre elles. Ici le protagoniste
(car c'est véritablement lui, et non pas le Buddha) est debout à la
gauche du Maître et tient à la main un long bâton. Or l'un des
contes de l'Avadâna-çataka (1) rapporte justement un épisode de ce
genre : un pieux jardinier de Çrâvasti fait au Bienheureux l'offrande
d'un bâton : celui-ci l'accepte, le plante en terre, et le voilà
aussitôt changé en un arbre. C'est banal, mais c'est possible (au