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0581 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 / Page 581 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000285
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Maître, le Mahâparinibbâna-sutta, finit exactement sur ce même
thème et après avoir successivement traité les trois mêmes phases
du sujet. Cette constatation ne fait que confirmer une fois de plus
le fait, déjà maintes fois reconnu par nous, qu'une tradition iden-
tique se retrouve à la base des documents écrits aussi bien que
figurés. A la rédaction pâlie de ce sûtra, dont la version sanskrite
est perdue, se ramènent, sauf des variantes insignifiantes, les récits
birmans, singhalais et tibétains traduits par Bigandet, Sp. Hardy et
Rockhill. Nous pourrons trouver à l'occasion quelques suggestions
utiles dans les compilations plus tardives de Schiefner et surtout
dans le compte rendu que Fa-hien et Hiuan-tsang nous donnent
de ces mêmes épisodes, d'après les monuments qui subsistaient
encore de leur temps au lieu traditionnel de Kuçinagara. Mais la
plupart de leurs données nouvelles — notamment celles qui se
rapportent à la triple réapparition qu'aurait faite le Buddha alors
qu'il était déjà mis en cercueil — sont totalement ignorées de nos
bas-reliefs, et l'on ne peut douter que ces imaginations, d'ailleurs
contraires à la doctrine et plus que suspectes, ne soient postérieures
à la création des motifs gréco-bouddhiques. En résumé, c'est au
texte relativement le plus ancien que nous ayons conservé, c'est-
à-dire au Mahâparinibbâna-sutta(1), que nous devrons emprunter,
pour ainsi parler, presque toute la lettre de nos gravures.

§ I. Le Parinirvâna.

De la mort du Buddha nous possédons, ainsi qu'on pouvait s'y
attendre, nombre de représentations qui ont déjà été identifiées
en gros, sinon en détail. Nous n'entreprendrons pas de les décrire
toutes l'une après l'autre, ce qui nous obligerait à des répétitions
sans fin. La meilleure méthode, semble-t-il, parce qu'elle est aussi
la plus courte, serait de fixer les traits communs à toutes les