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0599 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 / Page 599 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000285
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fixée d'accord avec la tradition écrite par les vieux maîtres sculp-
teurs du Gandhâra a été fidèlement reproduite, et tous les Buddhas
couchés le sont sur le côté droit.

§ II. Les funérailles.

«Que ferons-nous, Seigneur, — demande sans plus de ména-
gements Ânanda au Bienheureux lui-même, — des restes du Pré-
destiné ?» La question, on le voit, a été prévue et la réponse
donnée par les textes. Le premier point sur lequel ils insistent est
que les honneurs funèbres à rendre au Buddha sont l'affaire des
fidèles laïques et non des moines, des upâsaka et non des bhiksu :
«Ne vous embarrassez pas, ô Ânanda, d'honorer les restes du
Tathâgata. Inquiétez-vous, je vous prie, de vous-mêmes. Consacrez-
vous à votre propre bien. Soyez attentifs, zélés, occupés à votre
propre bien. Il y a des sages, Ânanda, parmi les nobles, parmi les
brahmanes, parmi les bourgeois, qui croient fermement dans le
Prédestiné; ce sont eux qui rendront aux restes du Prédestiné les
honneurs qui lui sont dus.» Ainsi le cadavre du Buddha doit être,
sur sa volonté expresse, abandonné aux mains des laïques : les
moines ont bien autre chose à quoi penser. Aussi voit-ils désor-
mais disparaître de nos bas-reliefs : ce n'est que par exception que
nous en apercevrons encore quelques-uns auprès du cercueil ou
des reliques de leur Maître : ils ont leur salut à faire et le soin des
funérailles ne les touche pas. Dans l'espèce, toute la charge en in-
combe aux Mallas, les seigneurs de Kuçinagara, qu'Ânanda est allé
dûment prévenir de ce que la Communauté attend de leur zèle :
«Le Bienheureux est mort, faites ce qu'il vous paraît à propos de
faire.» Ils ont le sentiment de leurs devoirs et s'empressent de se
rendre à cet appel passablement détaché. Quand ils s'informent
auprès du même Ânanda des rites qu'il convient de suivre en la
circonstance, celui-ci à toute prête la réponse qu'il avait lui-même
obtenue de la bouche du Bienheureux : «Comme on traite les