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0626 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 / Page 626 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000285
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CHAPITRE IX.

REVUE GÉNÉRALE DES SCÈNES LÉGENDAIRES.

Le Buddha est mort, brûlé et enterré : le rideau tombe. Nous
n'avons rencontré aucun motif qui fût postérieur, nous ne disons
pas au trépas du Bienheureux, mais à la «mise au stûpa», c'est-
à-dire «au tombeau» de ses cendres. Les sujets que traitent encore
les albums chinois, et qui sont relatifs soit à la rédaction des écri-
tures (tripiṭaka), soit à l'histoire postérieure de l'Église, semblent
jusqu'ici parfaitement inconnus à l'art bouddhique de l'Inde. Sur
aucune image indienne nous n'avons vu, pour citer un exemple des
plus typiques, lors de la fondation simultanée des 84,000 stûpa
d'Açoka, le bras du révérend Upagupta s'allonger d'une façon pro-
digieuse jusqu'à marquer l'heure du doigt au cadran du soleil.
Ainsi se vérifie la règle qu nous avons cru pouvoir énoncer
(p. 265), et d'après laquelle l'école du Gandhâra se serait uni-
quement attachée à mettre en bas-reliefs la légende du Maître.
Lui toujours, lui partout : de quelque nom qu'il s'appelle (Bodhi-
sattv. Siddhârtha, Çramaṇa Gautama ou Buddha Çâkya-muni) et
quelque forme qu'il revête (prince charmant, ascète émacié ou
moine idéal), sa figure domine presque toutes les compositions, et
nous avons pu et dû établir de lui une biographie illustrée en
même temps que nous dressions l'inventaire du répertoire de nos
sculpteurs. Assurément nous ne saurions donner cet inventaire
comme définitivement arrêté. Sans parler de quelques bas-reliefs
encore rebelles à l'identification ¹⁾, le grand nombre des monu-