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0627 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 / Page 627 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000285
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ments détruits, le hasard des trouvailles, l'absence de fouilles com-
plètes et suivies, maintes raisons diverses et que nous avons dites
invitent sur ce point à la plus grande circonspection. Çà et là, nous
avons eu à signaler de surprenantes lacunes (voir p. 270, 319 et
348). Il ne nous a pas moins été donné de cataloguer, outre les
motifs décoratifs, près de quatre-vingts sujets légendaires distincts,
et la liste ainsi compilée est comparable, pour la variété et la ri-
chesse, à celle que fournissent les sarcophages chrétiens antiques et
les ivoires byzantins. Au terme de cette laborieuse enquête, il semble
que nous nous rendions un compte plus exact de la matière de
l'art gréco-bouddhique et que nous ayons pu définir de façon assez sûre
les cadres où se répartissent ses productions. Après avoir fait défiler
un à un sous nos yeux des spécimens typiques de tous ces bas-reliefs,
il serait peut-être à propos de jeter un coup d'œil sur l'ensemble de la
série et de formuler, si possible, leurs caractères les plus généraux
en résumant l'impression que leur étude détaillée nous a laissée.

§ I. LA TECHNIQUE DES BAS-RELIEFS.

LA FACTURE. — Le premier point sur lequel il faille insister est
leur exécution souvent remarquable. Les sculpteurs qui ont décoré
les monuments bouddhiques du Gandhâra possédaient sur leurs
prédécesseurs ou leurs contemporains de l'Inde centrale une incon-
testable supériorité de main. Elle se traduit presque à chaque
œuvre, et dans toutes les parties de l'œuvre, par la profondeur du
relief, qui frise parfois la ronde-bosse, par la justesse des propor-
tions, l'aisance du geste, la souplesse des draperies, le rendu des
cheveux, la finesse des traits, l'expression des physionomies, etc.
Leur habileté de praticiens ne les trahit que devant certains thèmes
pour eux exotiques, comme la représentation des éléphants (cf.
p. 218) : partout ailleurs la comparaison paraît écrasante pour les
vieux imagiers de la péninsule. Il serait fort à souhaiter qu'un
homme du métier entreprît une étude détaillée de la facture des