National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books
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L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 |
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sur les mots que de parler ici d'« imitation », alors que dans les cas
où les ressemblances sont le plus frappantes, même pour ce qui est
des symboles (cf. p. 430), on constate qu'il y a toujours eu au moins
transposition en un mode artistique supérieur et qui fut une véri-
table révélation pour l'Inde.
La question de chronologie. — Ces constatations déterminent à
leur tour la conception générale que nous devons nous faire du
développement de l'art gréco-bouddhique et du classement de ses
œuvres. Si son origine était avant tout indigène et locale, il
s'ensuivrait en effet, comme on l'a suggéré, que « les sculptures
du Gandhâra qui présentent un caractère plus indien doivent être
considérées comme plus primitives et, par suite, plus anciennes
que les sculptures grecques fortement développées » (1); malhen-
reusement, ce serait se placer de propos délibéré dans l'hypothèse
historiquement fausse que ces diverses œuvres se succèdent au
cours du développement normal et spontané d'une école unique
et foncièrement originale. Assurément rien ne serait plus facile
que d'établir, à l'occasion de certains sujets partout traités, et
abstraction faite des distances qui séparent ces diverses œuvres,
des séries qui conduiraient, par une transition graduelle, des mo-
dèles les plus rudimentaires de Mahâbodhi, en passant par les
répliques de Mathurâ, aux compositions gandhâriennes les plus
élaborées (cf., par exemple, p. 426 et p. 497); mais ce criterium
du plus ou moins grand développement, valable pour un art qui
suit son évolution naturelle, ne l'est pas pour une plastique plus
qu'à demi importée — les motifs décoratifs nous en ont déjà fourni
la preuve — et d'avance en pleine possession de sa technique. Si
rien ne peut davantage satisfaire un esprit amoureux de logique
que de pareilles séries linéaires, allant du simple au composé,
la réalité des choses est singulièrement plus complexe. Le fait
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