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0648 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.1 / Page 648 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000285
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A la vérité, l'exacte nature de leurs rapports historiques n'est pas
toujours facile à débrouiller et à définir; et, d'ailleurs, la question
ne se pose pas à chaque fois de la même manière. En ce qui con-
cerne une épopée savante, comme le Buddha-carita, nous n'éprou-
vons aucun embarras à la résoudre : du moins, nous avons gardé
l'impression très nette que l'œuvre d'Açvaghosa était directement
inspirée des bas-reliefs, et, par suite, nous n'avons aucune hésita-
tion à la déclarer postérieure, mais de très peu, à la création du
répertoire gréco-bouddhique. Quand on a affaire à une compilation
comme le Divyâvadâna, le problème n'est plus susceptible d'une
solution aussi simple, ni même d'une solution unique : c'est ainsi
qu'à côté du catalogue archéologique qui nous a été si précieux
(cf. p. 290), ce livre contient d'autres passages qui ignorent
jusqu'à la possibilité de représenter la personne du Buddha.
Le cas du Lalita-vistara et du Mahâvastu est à peine moins com-
plexe et moins délicat, en raison des versions discordantes que
parfois ils entassent, sans souci des contradictions. On ne peut
croire, en effet, qu'ils soient postérieurs dans l'ensemble aux sculp-
tures, alors que celles-ci ne font le plus souvent que nous en fournir
une illustration partielle, mais conforme; il n'est pas moins inadmis-
sible qu'ils leur soient tout entiers antérieurs, en raison des traces
caractéristiques que nous y avons relevées de l'influence des mo-
numents figurés. Il reste donc que la rédaction de ces textes soit à
peu près contemporaine de l'exécution des premiers bas-reliefs.
C'est presque de compagnie que sculpteurs et écrivains auraient
travaillé, chacun à leur mode et dans des directions divergentes,
mais non sans s'inspirer à l'occasion les uns des autres, à fixer,
d'après les mêmes sources orales, la même tradition. Du moins,
nous n'imaginons pas d'autre explication satisfaisante au tissu d'ac-
tions et de réactions réciproques dont est faite, tout au long de la
biographie illustrée de leur Maître, l'histoire de leurs perpétuels
rapports. Après tout ce que nous en avons vu au cours des quatre
chapitres précédents, il nous apparaît que les fortunes de cette école