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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0050 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
ガンダーラのギリシャ仏教美術 : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / 50 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000285
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OCR読み取り結果

de ces figures décoratives, que nous ne rencontrons plus qu'ac-
cessoirement et en marge des bas-reliefs, fussent des «laissés
pour compte» de la clientèle indigène aux premiers artistes immi-
grés. D'autre part ces avortements ou ces demi-succès pourraient
expliquer quelques-unes de ces inexplicables réapparitions de
motifs qui surgissent à nouveau de la façon la plus inattendue
dans l'iconographie postérieure (cf. p. 32 et p. 34). Mais si ces
considérations peuvent jeter quelque jour sur les origines de
l'école, elles ne sont pas faites pour éclaircir le brouillamini
mythologique que nous cherchons à démêler. Tout compte fait,
les seuls renseignements certains nous sont fournis par les scènes
figurées; et, en fait de génies, celles-ci ne nous montrent, autant
que nous sachions de façon assurée, que des Yakṣas, des Nâgas et
un Gandharva.

Par une coïncidence digne d'être notée, encore qu'elle n'ait
plus rien qui nous surprenne, c'est également sur ces trois ordres
d'esprits que les documents écrits nous renseignent le mieux. A la
vérité, ils en citent fréquemment un quatrième; car, dans un
louable effort de classification, ils ont réparti en quatre grandes
cohortes toute cette armée de génies, sous les ordres de chacun
des dieux gardiens des quatre points cardinaux. Mais les Kum-
bhâṇḍas du Sud ne sont apparemment là que pour mémoire et
par symétrie, et les textes les associent plus volontiers avec les
démons Râkṣasas et Piçâcas dont il a été question plus haut⁽¹⁾.
Apparemment c'étaient des nains obèses et difformes, signalement
qui s'applique singulièrement bien aux lutins ventrus et courtauds
de Sânchi (fig. 464) et d'Amarâvatî (fig. 465). Aussi serait-on
tenté d'appliquer à ces derniers le nom de Kumbhâṇḍas, par
opposition avec les types plus relevés et même élégants de génies
(cf. par exemple fig. 469-471) que les imagiers indigènes con-
naissent également: mais ce n'est pas à nous de prétendre intro-