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0056 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / Page 56 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000285
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détail plastique n'est venu jusqu'ici confirmer. Si nous ne voyons
si souvent les ondins et ondines qu'à mi-corps, c'est simplement,
à notre avis, parce que la tradition voulait qu'on les représentât
dans leurs habituelles retraites; au cas où soit le sujet, soit la fan-
taisie de l'artiste les fait sortir de leur humide séjour, ils ont des
pieds à la tête la forme humaine (1) (cf. fig. 273). Si l'on cherche,
comme de raison, un prototype gandhârien aux images mi-partie
d'Ajantâ, c'est au triton qui déroule au coin des pignons sa queue
décorative qu'il faut vraisemblablement s'adresser : et nous incline-
rions justement à voir dans les reprises postérieures des lignes
essentielles de ce motif un de ces cas de survivance ou plutôt de
résurrection dont il a déjà été question plus haut (II, p. 26) et
dont se leurre le besoin de nouveauté des générations postérieures.
Mais en ce qui concerne les scènes légendaires, il faut se
rendre à l'évidence de nos bas-reliefs et reconnaître que les zéla-
teurs bouddhiques ont tenu à n'y voir figurer que des Nâgas à
l'ancienne mode, serpents n'ayant rien de l'homme ou hommes
seulement encapuchonnés de têtes de serpents (2).

Les Suparnas. — Si, au Gandhâra, la plupart de ces ondoyants
génies ont ainsi tendance à atténuer leurs tares animales au profit