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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0066 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
ガンダーラのギリシャ仏教美術 : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / 66 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000285
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OCR読み取り結果

(cf. fig. 464-465) et plus ou moins parents de ceux qui servent de
vâhana à Kuvêra et aux Yakṣiṇîs sur les piliers de Barhut et de Ma-
thurâ (fig. 469, 472-473). Nous ne retenons plus ici que les esprits
à forme purement humaine, quelque farouche que puisse être à
l'occasion leur aspect. Si d'ailleurs quelques-uns, en raison de leur
dignité parmi leurs congénères, se présentent exceptionnellement
sous l'aspect de grands seigneurs, il n'est pas douteux qu'ils ne
forment dans l'ensemble une caste de demi-dieux aussi méprisée
que redoutée.

Il n'y a pas, en effet, à se le dissimuler : les Yakṣas sont plutôt
mal famés dans la littérature bouddhique. Évidemment, l'imagina-
tion populaire s'en défiait, et ce n'était pas sans cause. Leurs goûts
étaient connus, et ces goûts étaient déplorables : qui voulait les
satisfaire devait leur offrir un bali de viande, de poisson et surtout
d'alcool (1). De ces brutales propensités provient leur zèle intéressé
en faveur de la coutume des sacrifices sanglants (2). Elles les rendent
même plus que suspects de cannibalisme. Si elles provoquent ici le
mirage du désert (3), là une maladie épidémique (4), c'est unique-
ment pour satisfaire leurs instincts d'anthropophages. C'est de leur
cruauté que se sert la légende pour éprouver la générosité sans
bornes du Bodhisattva (5). Nous avons rencontré sur nos bas-reliefs
un de ces ogres, le Yakṣa Âṭavika (I, p. 508), qui hantait un figuier
des banyans et dont le nom souligne encore le caractère de déité
sylvestre (6). L'auteur de la figure 253 s'est laissé aller — influencé
sans doute par son titre de roi des Yakṣas (7) — à donner une allure