National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0098 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / Page 98 (Grayscale High Resolution Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000285
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

seize ans — l'âge de la floraison pour l'éphémère beauté des fem-
mes indiennes⁽¹⁾. Du moins on ne pourra s'empêcher de trouver
excessif que nous ne percevions pas davantage la moindre différence
de condition sociale. On se rappelle comment nous avons été bien
empêchés de décider, sur tel tableau de la «donation d'Âmrapâli»
(fig. 245; cf. I, p. 490) laquelle des deux était la maîtresse et
laquelle la servante. Si nous avons été plus heureux à propos des
scènes de la Nativité (fig. 152, 164 a), c'est que nous savions
d'avance que Màyâ courberait de la main droite la branche de
l'arbre, que sa sœur la soutiendrait et que leurs suivantes porte-
raient «des cruches d'or, des éventails et des fleurs parfumées»⁽²⁾;
par ailleurs, princesses et esclaves sont toutes pareilles. Un peu
plus loin, sur les figures 179 ou 447 (cf. J. I. A. I., 1898, pl. 12, 1),
l'œil même d'un époux hésiterait à reconnaître Gopâ (ou Yaço-
dharâ) parmi les danseuses et les musiciennes de la cour, si sa place
sur la couche nuptiale ne la distinguait aussitôt du troupeau des
bayadères. Que la belle fille de la figure 168 soit bien la fiancée
du Bodhisattva, ou qu'il faille y voir la fille du brahmane Mâkan-
dika⁽³⁾, elle est sûrement de bonne caste : il est d'autant plus sur-
prenant que rien absolument ne différencie d'elle la Mâtangî de la
figure 250. Sans doute cette ressemblance peut être plus appa-
rente que réelle : il faut compter avec l'esprit de ressource des
femmes et l'ingéniosité qu'elles déploient pour se donner à elles-
mêmes et aux autres l'illusion d'être habillées comme tout le