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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0106 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
ガンダーラのギリシャ仏教美術 : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / 106 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000285
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OCR読み取り結果

au rôle vital qu'avaient ainsi à jouer les upāsaka ou zélateurs laïques,
on peut à bon droit espérer entrevoir sur les sculptures, qu'ils ont
pour la plupart payées de leurs deniers, quelque chose d'eux et
même des habituels objets de leurs croyances et de leurs pratiques
religieuses.

Il ne faudrait pas croire en effet que, pour être devenus adhé-
rents du Buddha et pourvoyeurs de ses moines, ces bons laïques
eussent pour cela renoncé, ni même eussent été sollicités de
renoncer à la foi commune. La conversion au bouddhisme entraînait
quelques obligations nouvelles; elle ne nécessitait aucune espèce
d'abjuration. Loin de professer aucune hostilité à l'endroit de la
religion populaire, les textes se contentent de l'accommoder à leur
propagande en faisant des dieux traditionnels — le seul Māra ex-
cepté — les premiers et les plus dévots adorateurs du Maître⁽¹⁾.
En revanche, et comme par un échange de bons procédés, ils font
celui-ci recommander leur culte aux fidèles en échange de leurs
bienfaits : «car celui qui est aimé des dieux, la bonne fortune
devient son partage⁽²⁾». Nous ne pouvons douter que chaque
upāsaka n'ait ainsi conservé, parmi les innombrables divinités de
l'hindouisme, ce qu'on appelait son iṣṭa-devatā, sa «favorite» et,
pour ainsi dire, sa patronne, celle à qui recourir dans les circon-
stances tragiques comme en vue des besoins courants de la vie,
aussi capable de le sauver des «huit périls» de mort⁽³⁾ que de
l'aider à retrouver les objets perdus. Il y aurait d'ailleurs de notre
part quelque naïveté à penser que ces tutélaires déités fussent for-
cément celles dont les hymnes védiques nous rassassent les hyper-
boliques louanges. Dans l'Inde, comme ailleurs, on a vite fait de