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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0192 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
ガンダーラのギリシャ仏教美術 : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / 192 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000285
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OCR読み取り結果

pourquoi cette dénomination ne serait-elle pas aussi bien valable
dès les pièces de Mauès et d'Azès ? Et nous ne voyons pas en effet
que nul y puisse contredire.

Ceci posé, prenons notre loupe. Au revers des monnaies de
Kaniska et de Huviska nous constatons bien vite qu'un certain
Pharo ou Pharro, en qui les iranisants voient une personnification
de la Gloire ou de la Majesté royale, présente des rapports indé-
niables avec notre Pâñcika (1). Non content de porter comme lui,
sinon la lance, du moins le long spectre à gros bout arrondi, la
tunique et les bottes, il va parfois jusqu'à lui emprunter son em-
blème essentiel, la bourse (cf. notamment les fig. 387 et pl. V, 12).
Mais en même temps, par d'autres traits, il persiste à se rattacher
à une lointaine origine hellénique; car, sur certaines pièces, c'est
la caducée qu'il tient à la main tandis que les ailes du pétase con-
tinuent à voleter sur sa tête. Aussi n'aurons-nous pas de peine à le
reconnaître sur les pièces d'Azès (pl. IV, 6 et 8) à ces marques
caractéristiques (2). Et aussitôt nous demandons : sur ces monnaies
indo-parthes où la présence de Çiva est avouée, ne devrait-on pas
avec autant de raison appeler l'Hermès grec de son nom indien de
Pâñcika avant qu'il ne prête ses attributs au Pharo iranien des Indo-
Scythes ? Est-il nécessaire de rappeler à ce propos l'emploi con-
sidérable du type de ce dieu imberbe dans les représentations des
Yaksas en général, de Vajrapâni et de Pâñcika en particulier (cf.
notamment fig. 366 et 379-381) ? Le rapport avec ce dernier est
beaucoup plus étroit qu'une simple ressemblance physique. Les
petits bronzes classiques qui mettent si fréquemment dans les mains
de Mercure la bourse en même temps que le caducée — sans
parler du coq (cf. II, p. 116) qu'ils lui donnent volontiers pour