National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books
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L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 |
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que celui-là contemple le cortège des nobles Licchavis. . . . C'est
tout pareil (1). « L'école du Gandhâra, comme celle de l'Inde cen-
trale, s'est chargée de vérifier cette parole du Maître ; elle aussi ne
connaît qu'un seul type pour les rois ou les dieux. Il est vrai de dire
de l'art indien ce qui est écrit du paradis d'Amitâbha, « qu'il n'y a
chez lui aucune différence, sauf de nom, entre les dieux et les
hommes (2) » — du moins parmi les hautes castes.
§ I. Les nobles et les rois.
Il suffit d'ailleurs de feuilleter les scènes de la vie du Buddha
pour se rendre compte de l'aspect uniforme que présentent tous
les personnages de distinction. Quand il s'agit de deux rois,
comme Çuddhodana de Kapilavastu (fig. 150-151, 160-161 et
231-233) ou Bimbisâra de Râjagriha (fig. 188 [?] et 227), passe
encore pour leur ressemblance. Après tout on ne saurait demander
à nos artistes de leur prêter après coup des physionomies indivi-
duelles, ni, d'autre part, attendre d'eux la naïveté de leurs confrères
de Barhut, dont tout l'artifice, pour distinguer Prasênajit d'Ajâ-
taçatru, ne va qu'à mettre leur nom sur un écriteau. Mais, à
l'intérieur d'un même panneau, on ne peut pas davantage distinguer
ces rois du reste de leur famille ou de leur cour, ce qui est déjà plus
grave. De même on s'explique aisément que rien ne différencie le
Bodhisattva, au temps de sa dernière jeunesse (fig. 175 à 187),
de tel autre prince Çâkya, comme par exemple de son demi-frère
Nanda (fig. 234-237), et l'on passerait encore condamnation sur
l'impossibilité de relever aucune distinction entre les Licchavis de
Vaiçâli (fig. 244) et les Mallas de Kuçinagara (fig. 277-280) (3) :
en somme il s'agit toujours de kṣatriya, vrais ou prétendus, et en
tout cas de grands seigneurs. Mais nous sommes déjà prévenus
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