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0208 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / Page 208 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000285
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piste (1), nous devons également remarquer que nombre de person-
nages laïques tiennent, ordinairement de la main gauche, un objet
susceptible de se replier en forme de boucle et qui, dès l'abord,
ressemble à un collier ou à une couronne souples, en tout cas à
un bijou. Les dernières fouilles de Sahri-Bahlol en ont fourni de nom-
breux exemples, dont le plus clair est reproduit sur la figure 393
(cf. fig. 429). Comme d'habitude, il est fait d'écailles de métal
imbriquées et fermé en son milieu par un médaillon fleuri; même
il semble qu'un lien le rattache, du côté opposé au fermoir, soit au
pan du châle, soit à la ceinture de la dhoti. M. le Dr D. B. Spooner (2),
à l'attention de qui il s'est imposé, a émis l'hypothèse que c'était
« une mauvaise interprétation du double pli du vêtement que cer-
taines images saisissent avec la main gauche ». Car, ajoute-t-il,
« il est remarquable que là où cette guirlande repliée se présente,
la main se tient toujours baissée vers le genou dans la même posi-
tion que ces mains qui saisissent le vêtement ». Mais les spécimens
qu'avait sous les yeux M. le Dr Spooner ne sont pas les seuls qu'il
faille envisager. Nous avions déjà constaté (3), bien que sur des
photographies insuffisamment distinctes (cf. fig. 76 et 406), que
cette espèce de sachet, évidemment détachable, se tient indifférem-
ment des deux mains. Nous inclinons désormais à penser qu'il
s'agit tout simplement d'une de ces bourses flexibles et de forme
allongée que l'Europe connaît également, sorte de petit bissac ou-
vert en son milieu et fermé soit par des coulants, soit par une
boucle. Justement une de nos Hâritî (fig. 383) tient délicatement,