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0313 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / Page 313 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000285
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sur celui des Buddhas, par une simple lentille de pierre : quelque
chose d'assez analogue en somme à un grain de beauté, ainsi que,
sur le vu de leurs œuvres, nous serions à présent tentés de tra-
duire. Peu leur chaut au début que, de l'aveu commun, elle fût
d'une blancheur soyeuse. Il semble toutefois que les donateurs
aient bientôt insisté pour souligner ce détail : et c'est vraisembla-
blement pourquoi l'on aurait eu recours au procédé qui consiste
à la marquer par une pierre précieuse enchâssée au front des
statues. A supposer que celle-ci fût blanche, comme c'était son
devoir, diamant, cristal de roche ou pierre de lune, elle rendait
mieux «l'éclat de neige et d'argent» dont parlent les plus anciens
textes — peut-être aussi les faisceaux lumineux que par instants
elle était censée émettre⁽¹⁾. Selon certains⁽²⁾ ce flux de lumière
était même constant. Il ne restait plus, pour renchérir sur tant de
merveilles qu'à supposer que les rayons qui s'échappent de l'ûrṇā
fussent multicolores comme ceux qui s'échappent de la bouche
dans le cliché bien connu du «sourire du Buddha⁽³⁾». Cela expli-
querait indirectement que l'Amitāyur-dhyānasūtra voie dans l'ûrṇā
d'Avalokitêçvara toutes «les couleurs des sept joyaux⁽⁴⁾» et que la
coloration de la pierre varie encore à l'heure actuelle au front des
Buddhas japonais (fig. 582). Il n'est pas moins intéressant de noter
que le procédé remonte sûrement jusqu'au Gandhâra même : car
nous trouvons sur plus d'une statue le creux — naturellement
vidé par la cupidité des hommes — où la pierre, vraie ou fausse,
s'enchâssait jadis (cf. fig. 395, 450, 575, etc.).

L'uṣṇīṣa. — Les diverses données relatives à l'ûrṇā se laissent
ainsi enchaîner de façon assez cohérente. Au contraire le second
signe nous paraît avoir été l'occasion d'un curieux quiproquo. Si
l'on demande aujourd'hui le sens d'uṣṇīṣa, tout indianiste répondra