国立情報学研究所 - ディジタル・シルクロード・プロジェクト
『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ
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| 0322 |
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 |
| ガンダーラのギリシャ仏教美術 : vol.2 |
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irrésistible, elle nous mène au but proposé. Que la liste des 32 signes
fût déjà en train de voir s'obscurcir sa destination commune de
manuel astrologique pour tourner au memento d'iconographie
bouddhique, c'est ce que l'emprunt par les sculpteurs du second et
du troisième d'entre eux — ceux des frisons et de l'ûrṇâ — vient
de nous prouver. Par un procédé concomitant, quoique inverse,
donateurs et docteurs devaient être fatalement amenés à y chercher
des noms pour les caractères marquants des images. Or rien n'était
plus visible que la bosse ainsi tardivement poussée sur le crâne du
Buddha : et d'autre part la langue manquait naturellement de mot
pour une anomalie aussi inopinément improvisée. Comment n'au-
rait-on pas été tenté de lui assigner justement le premier terme
technique de l'énumération — terme d'ailleurs assez ambigu et dont
le plus clair était qu'il se rapportait à la tête? On conçoit qu'à
cette tentation aient d'un commun accord succombé interprètes
chinois, tibétains ou européens, jusqu'aux plus modernes; et parmi
ceux-ci — battons notre coulpe — nous avons été des premiers
à oublier dans nos études d'iconographie la sage réserve avec
laquelle M. Senart protestait encore que « la valeur propre du mot
ne permet pas de considérer ce sens comme primitif ». Nous ne
voyons d'ailleurs que des avantages à garder un terme si commode,
et il n'y a pas à discuter des mots quand on convient de leur sens :
tout ce contre quoi nous voudrions mettre le lecteur en garde, c'est
qu'il croie, ce faisant, parler un pur sanskrit.
Est-ce à dire qu'il faille à présent tomber dans l'autre extrême
et soutenir que quiconque désigne par uṣṇîṣa ce que d'aucuns se
plaisent à appeler « la bosse de sagesse » du Buddha ne fait qu'em-
ployer le jargon archéologique moderne? Rien ne serait plus exagéré.
Disons seulement qu'il parle une sorte de sanskrit bouddhique for-
tement influencé par les monuments. Les témoignages tibétains et
chinois sont là pour prouver que le mot avait pris de bonne heure
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