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0328 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
ガンダーラのギリシャ仏教美術 : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / 328 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000285
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OCR読み取り結果

d'un Buddha (1). Ce n'est pas plus difficile que cela, et toute la dif-
férence gît dans ce détail unique. Conclusion : dans l'école du
Gandhâra, la tête du Buddha est celle du Bodhisattva, moins ses
parures.

II. Le corps du Buddha. — Entre celui-ci, qui est prince, et
celui-là, qui est moine, le contraste s'étend d'ailleurs à toute la
personne, depuis la tête, désormais toujours découverte au soleil
et à la pluie, jusqu'aux pieds toujours nus dans la poussière ou la
boue du chemin. A prendre les choses d'ensemble, nous constate-
rons même un changement beaucoup plus marqué dans le corps
que dans le chef des deux suprêmes incarnations du religieux et
du laïque (comparez les planches I et II). Cela tient avant tout à
l'aspect nouveau du costume, devenu beaucoup moins lâche et
flottant et qui, en peinture, pour souligner encore l'opposition,
changerait de couleur en même temps que de coupe. Au vêtement
non moins qu'à la forme corporelle devra donc cette fois s'appliquer
notre patiente analyse; et, dans l'un comme dans l'autre, nous con-
tinuerons, il va de soi, à relever le même double élément habituel,
l'un indigène à l'Inde et l'autre émané de la Grèce.

A. Les signes corporels. — A la vérité nous n'aurons pas grand
état à faire ici des 91 lakṣaṇa qui concernent, selon le goût indien,
le corps du futur « grand homme ». Tout d'abord la plupart sont
peu caractéristiques; et, là même où ils diffèrent sensiblement
de notre conception de la beauté, ils ne vaudront d'être relevés
que dans le prochain chapitre, quand nous étudierons ces statues
au point de vue esthétique (2). Il leur était d'autant plus difficile de
prendre une valeur iconographique que l'ampleur de l'habit monas-