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0368 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / Page 368 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000285
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avouer qu'il est impossible de parler, à propos de l'école gandhâ-
rienne, de processus régulier et suivi(1). L'influence étrangère qui
a présidé à la naissance de cette intruse était trop forte pour
n'avoir apporté avec soi que la moitié de son bagage artistique. En
quoi le fait que le bas-relief pittoresque ou anecdotique était
devenu l'article le plus demandé(2) empêchait-il le sculpteur hellé-
nistique de continuer à tenir son vieil assortiment de statues?
Il a aussi bien pu, selon l'occasion, débuter par une image du
Buddha que par une scène de sa vie, indifféremment. Après tout
il n'était ni plus ni moins difficile, au point de vue de l'artiste
créateur, de camper le type pour un emploi que pour l'autre.
N'avons-nous pas vu(3) comment chaque alvéole de la ruche monas-
tique se prêtait aussi bien, selon le gré du donateur, à abriter une
idole qu'un moine? Qui peut même clairement savoir si la première com-
mande ne fut pas passée par un Yavana, soit converti, soit simplement
désireux de placer l'image du sage indien sur son autel domestique,
à côté de celles de Pythagore ou de Socrate, d'Épicure ou de
Zénon? Mais où s'arrêter dans le champ infini de la conjecture?...
Il est fort à craindre que nous ne sachions jamais exactement par
quel bout l'on a entamé l'art gréco-bouddhique. Et peut-être
aurions-nous dû nous dispenser de soulever une question oiseuse,
puisque insoluble, s'il n'y avait toujours et quand même avantage
à remuer les faits et les idées, ne fût-ce qu'en vue de préparer les
solutions de l'avenir.

Déjà, d'ailleurs, il y a lieu de retenir plusieurs points dont on
devra désormais tenir compte. C'est surtout à propos du Buddha
que l'incertitude persiste. Il est à la fois la figure sur qui tout repose
et vers qui tout converge dans l'école gandhârienne, si bien que
nous ne pouvons imaginer dès le début ni bas-relief dont il soit