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0392 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / Page 392 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000285
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divinités naturellement lumineuses, telles que la Lune ou le
Soleil⁽¹⁾. Encore ne s'agit-il toujours que d'un entourage de pointes
rayonnantes. Sous la forme d'un disque délimité par un simple filet,
son emploi n'est devenu courant que sur les monnaies des Ku-
ṣaṇas, et là, au lieu d'être réservé aux seules divinités, il encercle
également le visage des rois (pl. V). A la vérité, ce dernier dé-
veloppement n'a rien qui doive nous surprendre. Il se peut, comme
l'a supposé Cunningham, que ces rois barbares aient imité du
protocole chinois leur titre de «fils du ciel», formulé en sanskrit
par deva-putra⁽²⁾. L'épithète de Θεὸς fut non moins naturellement
empruntée par les Lagides aux Pharaons et par les Séleucides
aux «grands rois» de Perse. Dans l'Inde même, où les râja sont
les dieux de la terre comme les deva sont les rois du ciel, les
deux termes sont trop synonymes pour que nous nous étonnions
de voir le nimbe persister jusqu'autour de la tête des Guptas
(pl. V, 21). Il ne fait en cela que persévérer dans son sens
essentiel d'emblème de la divinité. C'est donc toujours ainsi
que, sans faire la moindre violence à nos habitudes, il nous
faut le comprendre sur les images que nous venons d'identifier
au cours des précédents chapitres, qu'il s'agisse de simples gé-
nies mâles ou femelles (fig. 370-373, 382-388), de dieux ou
de Bodhisattvas (fig. 392 et suiv.), ou enfin et surtout de Bud-
dhas.

Jamais d'ailleurs les circonstances ne sont plus propices qu'à
propos de ces derniers pour montrer que cette graphie étrangère
n'est que la transcription de vieilles idées indigènes. De tout temps
l'Inde a cru à ce rayonnement de majesté qui émane des êtres
supérieurs. Qu'ils doivent cette propriété à leur caractère sur-
naturel, à leur naissance ou à leur sagesse, leur tejas les accom-