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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0071 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
ガンダーラのギリシャ仏教美術 : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / 71 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000285
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OCR読み取り結果

devait donc uniquement au prestige de son trône. C'est ainsi, nous
dit-on, que, dans l'antiquité la plus reculée, le fabuleux empereur
Mândhâtar possédait à son service, en qualité de purojava, c'est-
à-dire de « héraut », le Yakṣa Divaukasa (1), et celui-ci assurait de la
façon la plus brillante son service de renseignements au cours des
campagnes qui lui coûta la conquête de l'univers. Dans un autre
conte (2), c'est encore un Yakṣa qui est chargé de tenir constamment
au-dessus de la tête d'un Cakravartin la roue d'or, emblème de sa
puissance souveraine. De tous ces récits on peut enfin rapprocher
les fréquents rappels de ces déités protectrices, à la fois patronnes
et servantes, qui s'emploient à la sauvegarde et s'empressent aux
ordres des saints (3). Il semble même qu'on ait prêté à tout fidèle
une divinité née en même temps que lui (saha-jâ) et chargée de
l'accompagner constamment dans la vie (nityânubaddhâ) (4). Toutes
ces allusions nous apparaissent comme autant d'affleurements à la
surface de la littérature d'une couche profonde de croyances popu-
laires. Peut-être celles-ci étaient-elles particulièrement répandues
dans le Nord-Ouest de l'Inde : ce que nous tenons pour certain,
c'est que chacun y était intimement persuadé de l'existence, auprès
de tout personnage tant soit peu exceptionnel, d'une espèce d'esprit
familier, fort analogue en somme au ka des Égyptiens, au δαιμών
des Grecs et au genius des Latins, sans parler des anges gardiens
des Mithriasites, des Gnostiques et des Chrétiens. Ainsi seulement
s'expliquerait la présence constante sur nos bas-reliefs, aux côtés du
Buddha, d'une sorte de garde du corps qui ne le quitte pas plus