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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0088 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
ガンダーラのギリシャ仏教美術 : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / 88 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000285
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OCR読み取り結果

tecteur armé du Buddha à travers sa carrière religieuse, il ne
s'achemine à sa fonction plus générale, plus systématique de patron
du Bouddhisme? Si le double aspect — combattant redoutable et
Bodhisattva serein — qu'il assume dans l'imagerie, rappelle encore
ses origines de génie subalterne en même temps qu'il affirme sa
promotion à une dignité plus haute, il n'empêche que sous l'un ou
sous l'autre, il ne soit essentiellement un protecteur de la religion,
et n'apparaisse ainsi comme le continuateur naturel du Vajrapāṇi
des sculptures ».

§ V. Femmes et fées.

Les Devatā. — Non plus que des images tantriques de Vajrapāṇi,
nous ne trouvons au Gandhāra la tourbe des diablesses et des sor-
cières de basse caste (piçāci, yoginī, ḍākinī, etc.) qui encombrent,
nues, échevelées et dansantes, les albums tibétains. Ce n'était pas
qu'elles n'existassent sans doute déjà dans l'imagination populaire :
mais l'art ni la littérature n'étaient encore descendus au niveau de
superstitions si basses⁽¹⁾. A peine apercevons-nous, à côté des génies
des eaux ou des airs, leurs ondines ou leurs fées. Parmi les Nāgis,
les unes, comme la belle Suvarṇaprabhāsā, ne se montrent que
dans l'ombre de leurs époux (fig. 194-196 ; cf. fig. 251 a et 270-
275) ; d'autres se tordent de douleur entre les serres de Garuḍa
(fig. 318-320) ; ou, au contraire, se livrent joyeusement à l'orgie
(fig. 132-133). Si nous passons aux fées à forme purement
humaine, quelques-unes suivent ce détestable exemple (fig. 128-
131) : mais la plupart d'entre elles se contentent d'un rôle paisi-
blement décoratif. C'est tout au plus si elles s'associent parfois,
par un geste de dévotion, aux scènes des bas-reliefs qu'elles en-