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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0090 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
ガンダーラのギリシャ仏教美術 : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / 90 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000285
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OCR読み取り結果

leurs hanches sous prétexte de jouer avec l'oiseau familier perché
sur leur épaule droite⁽¹⁾. Nous reviendrons tout à l'heure sur le
contraste qu'offrent ces figures et qui est d'autant plus saisissant
que ce sont évidemment des transpositions d'un même motif.
Peut-être sied-il encore ici de classer à part, pour l'amour de
la musique, la fée qui joue de la vîṇâ sur la figure 339 bis, et d'y
voir de préférence une Gandharvi (cf. plus haut II, p. 28 et fig. 315).
Du moins devons-nous en rapprocher aussitôt une des rares images
féminines qui soient détachées (fig. 340). Celle-ci pourrait même
prétendre, semble-t-il, à une dénomination plus précise, en rai-
son de son lakṣaṇa, le luth, et de son vâhana, le lion. Par le fait,
M. A. Grünwedel a depuis longtemps proposé de l'identifier avec
la déesse Sarasvatî. A la vérité, il est le premier à faire ses réserves :
ce qui donnerait, selon lui, quelque vraisemblance à sa conjec-
ture, ce serait beaucoup moins la place (en fait des plus minimes)
que la grande Muse indienne occupe dans les anciens textes
bouddhiques, que le rôle assez important qu'elle était appelée à
jouer dans le panthéon mahâyânique, en sa qualité d'épouse du
Bodhisattva Mañjuçrî, dont elle posséderait déjà ici la monture favo-
rite⁽²⁾. À cette raison, qui a son prix, nous en ajouterions volontiers
une autre, tirée du culte spécial dont, sous le nom de Çâradâ,
elle a joui au Kaçmîr, où son image miraculeuse n'aurait été
détruite qu'au xv° siècle de notre ère⁽³⁾. Mais avec la meilleure
volonté du monde et en tenant le plus grand compte de ces minces