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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0100 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
ガンダーラのギリシャ仏教美術 : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / 100 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000285
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OCR読み取り結果

374, etc.). Mais le vêtement le plus difficile à décrire, parce
qu'il est le plus exotique, est celui qui était destiné en principe
aux membres inférieurs. Tandis que la tunique était façonnée et
cousue, le paridhâna, comme l'ancien costume grec, était une pièce
d'étoffe rectangulaire, prise telle qu'elle sort du métier à tisser.
En ceignant autour des reins l'une de ses lisières, elle forme une
sorte de long jupon droit, qui est le sarong des Malais; si à pré-
sent l'on ramène l'un des pans entre les jambes et qu'on le passe
dans la ceinture, on obtient la dhoṭî indienne ou le sampot cam-
bodgien, c'est-à-dire quelque chose qu'on a souvent pu prendre à
tort pour de larges pantalons bouffants. C'est ce que l'on voit
clairement sur la figure 319 et généralement sur toutes celles qui
ajustent leur dhoṭî directement sur le corps; c'est ce qu'une fois
averti, on devine non moins aisément sur la figure 318, etc., où
celle-ci est au contraire serrée à la taille par-dessus la tunique.
Mais ce n'est pas tout : le paridhâna peut être suffisamment long
pour que, les jambes vêtues, il reste de quoi couvrir le torse.
Telle est encore la coutume pour les femmes du Dekhan qui s'ha-
billent des pieds à la tête (à l'une de leurs épaules près), dans une
seule pièce de cotonnade. Or il apparaît bien que cette mode
n'était pas inconnue au Gandhâra. Dans les cas même où les
femmes ne portent par exception que leur vêtement inférieur, on
voit distinctement pendre ici par devant (fig. 152), là par derrière
(fig. 261), un pan d'étoffe en surplus : ce sont ces pans que l'on
utilisait ainsi qu'on le voit très nettement sur la noble poitrine
de la figure 378, en les agrafant sur l'épaule gauche par-dessus
la tunique. Il arrivait même (fig. 375) qu'on se dispensât de
celle-ci en gardant les bras et le sein droit à nu. Ailleurs (fig. 377)
c'est le châle qui semble au contraire supprimé. Dans ces deux cas
(et cf. encore fig. 168), on a volontairement négligé d'arrêter le
paridhâna à la taille, etc. On ne peut nous demander d'épuiser
toutes les combinaisons qu'avait imaginées l'ingéniosité des femmes:
tout ce à quoi nous pouvons prétendre, c'est à discerner les élé-