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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0154 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
ガンダーラのギリシャ仏教美術 : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / 154 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000285
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OCR読み取り結果

du génie indien de la richesse. Aussi bien Yi-tsing nous avertit
que, de son temps, des images de Mahâkâla se rencontraient déjà
en Chine, tout comme celles de son pendant féminin, Hâriti (1).

§ III. La fée aux enfants.

A la différence de ce qui se passe pour le génie des richesses,
aucune hésitation n'est d'ailleurs permise sur le caractère et le nom
véritables de sa compagne, la fée aux enfants. Tous les témoi-
gnages anciens sont d'accord pour spécifier qu'il ne s'agit que d'une
simple yakṣiṇī, pour ne pas dire une rākṣasī ou diablesse (2), mère
d'une horde de cinq cents lutins et répondant au nom de Hâriti.
Tous confirment également, pour qui sait les entendre, le rensei-
gnement que l'excellent paṇḍit Mahâmahopadhyâya Haraprasâd
Çâstrî nous a rapporté du Nêpâl, où elle est encore adorée en qua-
lité de «déesse de la petite vérole» (3). Ainsi survit jusqu'à nos
jours la vieille croyance indienne aux mauvais génies qui s'in-
carnent les maladies contagieuses (cf. plus haut, II, p. 42). Notre
Yakṣiṇī, avec ses cinq cents fils, personnifierait même la plus
impitoyable des épidémies qui déciment l'enfance. Dans l'Inde
actuelle, en dépit de la diffusion de la vaccine, la variole est tou-
jours à ce point redoutée que la coutume subsiste de ne faire entrer
les enfants en ligne de compte dans le dénombrement de la famille
qu'après qu'ils ont subi victorieusement l'épreuve du terrible mal.
C'est pourquoi la «verte» Hâriti continue à recevoir des boud-
dhistes népalais le culte que les Hindous des plaines réservent à la