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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0164 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
ガンダーラのギリシャ仏教美術 : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / 164 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000285
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OCR読み取り結果

son époux indien, sous la forme la plus réjouie, a été tant bien
que mal assimilé à une réincarnation de Maitrèya le Compatissant,
Hâriti a été englobée, en dépit de son sexe, dans une des innom-
brables manifestations miséricordieuses d'Avalokitèçvara. Pour
quelles raisons les Chinois ont-ils ainsi promu de simples génies au
rang d'avatars de Bodhisattvas, c'est un problème qu'il ne nous
appartient pas d'élucider, non plus que de démêler les origines de la
curieuse légende tendant à faire de la « Kouan-yin à l'enfant » une
vierge qui n'est mère que par adoption. Mais ce que nous croyons
pouvoir affirmer sans ambages, c'est la continuité du type icono-
graphique. Le modèle le plus courant figure Kouan-yin assise et
tenant le petit garçon dans son giron (fig. 538). Nous sommes
encore autorisés à reproduire une statuette infiniment plus rare et
appartenant également à la collection H. Getty (fig. 539) : Kouan-yin,
foulant aux pieds une tête de démon porte l'enfant debout dans ses
mains avec l'adorable gaucherie d'une madone romane. Si l'on
hésitait à se rendre à l'évidente analogie des formes extérieures,
l'identité foncière du culte rendu à toutes ces idoles achèverait la
conviction. Les innombrables statuettes de porcelaine où « la
Grande maîtresse à la robe blanche . . . , justement parce qu'elle
est la patronne des gens sans enfants, est représentée avec un enfant
sur les bras, ce qui la fait ressembler à la Vierge Marie (1) », ne sont
que des succédanés des images indiennes et sérindiennes de Hâriti.
Enfin, et par voie de conséquence, nous devons également reconnaître
cette dernière sous les traits exactement pareils de la Quan-Am
annamite, qui « assise sur un rocher et drapée dans une robe à
larges plis, porte un enfant dans ses bras, ce qui l'a fait surnommer
par nos troupiers la Sainte Vierge (2) ».